En pleine grève, Uber défie les taxis en cassant ses prix

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En bref
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Crédits : MVorobiev/iStock/Thinkstock
Société
Marc Rees

Alors que les taxis lancent en France comme en Europe une grève contre Uber, la société américaine a décidé de casser ses prix. « Nous aimons permettre aux gens de bouger, aux villes de bouger, aux choses de bouger. Grève ou pas grève, Uber est là pour que #ParisBouge » lâche-t-elle sur les routes de Twitter.

Les taxis manifestent aujourd’hui contre Uber et la concurrence des VTC. Blocages des points névralgiques, comme les aéroports, opération « escargot » dans la capitale, etc. Roues contre roues, les grévistes pestent contre la concurrence, qui serait déloyale, des véhicules de transports avec chauffeur. Ils demandent aussi à l’État de réglementer à la hausse ces VTC qui surfent dès ses origines avec les nouvelles technologies (géolocalisation, applications pour smartphones, etc.).

L'Uber et l'argent d'Uber

Telle la petite goutte d’essence jetée sur le brasier, Uber a décidé pour sa part de casser ses prix pour cette journée. « Pour aider les Parisiens à se déplacer lors de la grève annoncée des taxis, nous vous offrons 50 % de réduction sur tous vos déplacements réalisés le mercredi 11 juin 2014 si vous partagez votre course avec un ou plusieurs passagers » annonce l’entreprise sur son blog. Pour cela, il suffira d’utiliser le code « PARISBOUGE » dans l’application maison. La réduction sera plafonnée à 25 euros.

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La question de l'open data divise les taxis

Des syndicats se sont cependant désolidarisés de la grève d’aujourd’hui (voir ci-dessus), considérant que le mouvement est récupéré par les centres radios. Le point de friction ? La question de l’open data. Le rapport du socialiste Thomas Thevenoud veut rendre obligatoire l’ouverture de trois jeux de données : la localisation, la disponibilité et les tarifs. Ainsi, les clients pourraient plus facilement prendre des courses à la volée armés d’un simple téléphone avec connexion Internet. Si des taxis préfèrent la voie de la négociation afin de rééquilibrer les forces en présence, les centres craignent pour leur part que cette ouverture vienne raboter leur pré carré. Leurs vœux seront-ils exaucés ? La proposition de loi du même député n’a pas été encore déposée, mais sa préversion ne compte plus en l’état rendre forcée l’ouverture de ces données.


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