Appareils électroniques dans les avions : vers un assouplissement en Europe

Question de bon sens 29
Nil Sanyas

Interdits au décollage et à l'atterrissage pour des raisons parfois douteuses, les appareils électroniques (téléphones, etc.) pourraient bientôt profiter d'un assouplissement en Europe, à l'instar des États-Unis. L'EASA, l'agence européenne de la sécurité aérienne, a ainsi confirmé ce qu'elle avait déjà annoncé le mois dernier, à savoir que les appareils pourront être allumés en tout temps, mais en mode avion toutefois.

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Ceux qui prennent régulièrement l'avion connaissent la procédure et font parfois face à des membres du personnel très tatillon. Lors de la phase de décollage notamment, certains n'hésitent en effet pas à demander aux voyageurs d'éteindre totalement leur ordinateur portable, leur téléphone, leur tablette tactile, leur console portable, voire leur baladeur numérique et leur liseuse. D'autres se contentent de demander de passer les appareils en mode avion.

Éteindre son appareil sera désormais inutile

L'EASA vient toutefois d'annoncer une mise à jour de son guide de sécurité propre aux appareils électroniques : ces derniers pourront ainsi rester allumés du début à la fin, mais en mode avion. Bien entendu, comme c'est déjà le cas dans certains avions équipés, il sera toujours possible de sortir son appareil du mode avion afin de se connecter au réseau, mais uniquement lors de la phase de vol. Ces nouvelles indications devraient être publiées au début de l'année prochaine.

Cet assouplissement au sujet des appareils électroniques en tous genres se passera en deux étapes. La première concerne tout simplement l'autorisation de leur mise en tension quelles que soient les phases du vol, y compris le décollage et l'atterrissage. C'est celle que nous venons de décrire. La seconde porte ensuite sur la transmission des données, qu'il s'agisse de la voix ou de l'accès à internet.

De nombreuses compagnies proposent depuis un moment de téléphoner ou de surfer dans les avions. Air France et KLM proposent même depuis peu du Wi-Fi via satellite. Mais si en Asie et en Amérique, les autorisations en ce sens sont anciennes, pour les vols au-dessus de l'Union européenne, les règles sont encore très strictes, surtout à basse altitude.

La nouvelle ambition de Bruxelles est toutefois de permettre aux voyageurs d'utiliser un maximum de réseaux sans fil sans pour autant réduire la sécurité lors des vols. L'EASA doit ainsi publier lors des prochains mois une mise à jour de son guide en ce sens. Si pour le moment, les détails manquent à ce sujet, nous pourrions aussi nous attendre à un assouplissement sur ce point.

La 3G et la 4G aussi

Rappelons tout de même que le 14 novembre dernier, la Commission européenne a déjà autorisé les compagnies à proposer de la 3G et de la 4G à bord à partir d'une altitude de 3000 mètres, ceci au-dessus du territoire européen. Auparavant, seule la 2G était autorisée (depuis 2008). Bien entendu, ces réseaux mobiles ne peuvent fonctionner en vol que si les avions sont préalablement équipés, ce qui représente encore une très faible minorité des appareils en Europe.

Il est aussi important de préciser que chaque compagnie applique les règles qui lui sont propres. Si l'une d'entre elles souhaite interdire les appareils électroniques du début à la fin du vol, c'est son droit. Elle peut aussi limiter les usages, par exemple, interdire de parler à certaines heures afin de ne pas perturber les autres voyageurs, voire interdire tout simplement tous les bruits, limitant l'usage des appareils à la consultation de données et aux messages textes. Tout ceci appartient à la compagnie de préciser ses propres règles à ses clients.


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