Un spammeur de fausses sex-tapes de Justin Bieber attaqué par Facebook

Bieber au poing 48

Facebook vient d’engager des poursuites contre un homme accusé d’être à l’origine de l’envoi de spams, au travers desquels les utilisateurs du célèbre réseau social étaient invités à cliquer sur des liens supposés renvoyer par exemple vers une sex-tape de Justin Bieber. L'intéressé aurait ainsi touché des commissions de la part des sites profitant du trafic qui leur était ainsi apporté.

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Si vous disposez d’un compte Facebook, alors peut-être avez-vous déjà vu passer des liens à partir desquels l’on vous proposait d’accéder à telle sex-tape de Justin Bieber, ou bien de découvrir la vidéo de l’accident de voiture du célèbre artiste canadien. Sauf qu’une fois après avoir cliqué, l’internaute se retrouve bien souvent renvoyé vers un autre site n’ayant rien à voir avec ce à quoi il s’attendait... Pire : l’utilisateur peut avoir préalablement été amené à recommander ce même lien à ses amis Facebook, histoire d’augmenter l’effet viral.

Des clics et des commissions

Le phénomène est néanmoins loin d’être anecdotique, puisque certains en font carrément un business. Facebook semble d’ailleurs prendre la chose très au sérieux, puisque l’entreprise de Mark Zuckerberg a assigné vendredi dernier Christopher Peter Tarquini auprès d’une cour de district de Californie. Le réseau social reproche à cet habitant du New Jersey d’avoir, depuis 2008, « orchestré et participé à l’élaboration d’un plan complexe par lequel les utilisateurs de Facebook ont été inondés de messages censés renvoyer vers des images pornographiques de célébrités. Des messages trompeurs » affirme l’entreprise américaine dans son assignation, selon des extraits rapportés par Courthouse News.

 

Facebook détaille d’ailleurs sa vision du procédé utilisé par l’accusé : « Lorsque les utilisateurs de Facebook cliquaient sur les messages, ces derniers (ainsi que les images suggestives associées à ces messages) étaient automatiquement partagés avec les amis Facebook de ces utilisateurs. Leurs navigateurs étaient redirigés vers des sites versant à Tarquini et ses complices une commission pour le trafic ainsi renvoyé. Bref, les utilisateurs ayant cliqué sur les messages trompeurs de Tarquini sont immédiatement devenus participants et victimes de son escroquerie, sans en avoir eu connaissance ni consenti ».

Ne plus mettre les pieds sur son réseau social

Affirmant avoir échangé avec Tarquini en début d’année, Facebook assure dans son assignation que l’accusé a reconnu avoir mis au point et distribué un script, dénommé « Jacked », afin d’arriver à ses fins. Aujourd’hui, l’entreprise américaine attaque cet homme en ce qu’il aurait non seulement violé les conditions d’utilisation du réseau social, mais aussi la législation américaine et californienne en matière de fraude informatique.

 

La société de Mark Zuckerberg assure avoir subi un préjudice de 5 000 dollars (environ 3 700 euros) du fait des activités reprochées à Tarquini, et ne manque pas de mettre en avant les « ressources significatives » engagées pour mettre fin aux spams litigieux et prévenir leur réapparition. Elle souhaite également que l’accusé soit interdit d’accéder à son réseau social.

 

Comme le note la BBC, ce n’est pas la première fois que l’entreprise américaine traduit devant la justice un tel spammeur. Sanford Wallace, qui se décrivait lui même comme le « roi du spam » a ainsi été condamné en octobre 2011 par la justice américaine à verser 711 millions de dollars d’indemnités à Facebook. Il s’était cependant déclaré en faillite quelques mois plus tôt.


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