La Croix Rouge aimerait que les jeux respectent les règles de la guerre

Et si les Conventions de Genève enrichissaient le gameplay ? 325
Kevin Hottot

Si certaines associations fustigent la violence dans les jeux vidéo, d'autres ne souhaitent pas que celle-ci en disparaisse, seulement que certaines règles soient respectées. La Croix Rouge Internationale en fait partie, et aimerait que les jeux représentant des guerres respectent les règles régissant les conflits armés et pénalisent les joueurs les enfreignant.

 battlefield 3 aftermath 

Si la violence dans les jeux vidéo cristallise l'attention de nombreuses personnes ces derniers temps, certains jugeant qu'elle est en lien direct avec celle observée dans la vie de tous les jours, la Croix Rouge Internationale compte amener le débat un peu plus loin. En effet, François Senechaud, membre du Comité International de l'association, se demande si les règles qui régissent les conflits armés, comme les Conventions de Genève pour ne citer qu'elles, ne devraient pas être appliquées dans les jeux vidéo.

« Les jeux vidéo qui représentent des champs de bataille sont devenus très proches de la réalité et il devient très difficile de faire la différence entre de vraies images et celles tirées de jeux vidéo. Nous pensons que s'ils deviennent aussi proches de la réalité, il faudrait aussi y inclure les règles régissant les conflits armés », explique le responsable aux micros de nos confrères de la BBC.

Les jeux dépeignent parfois des situations punies par les traités internationaux

Il est vrai que certains jeux reproduisent parfois des actes sévèrement punis par la communauté internationale et interdits par des traités comme les Conventions de Genève. Ainsi, on se souviendra de Call of Duty : Modern Warfare 2 et sa scène dans l'aéroport où le joueur participe au massacre de centaines de civils. La torture est elle aussi interdite. Pourtant, dans Splinter Cell Blacklist, on retrouve une scène d'interrogatoire plus que musclée. Enfin, un acte aussi anodin que celui de récupérer les plaques d'identifications sur un ennemi est également sévèrement puni, pourtant certains jeux symbolisent ainsi une exécution faite au corps à corps.

Parmi les « crimes de guerre » décrits ci-dessus, certains sont passibles de longues peines d'emprisonnement voire même de mort, s'ils étaient jugés par un tribunal international. Il n'est bien évidemment pas question d'amener un joueur de Call of Duty à La Haye, cependant, l'on pourrait très bien imaginer qu'un joueur s'emparant des plaques d'un ennemi puisse être pénalisé au niveau de son score par exemple. Il sera intéressant de voir ce qu'en pensent les éditeurs de jeux et s'ils comptent à l'avenir prendre en compte cet avis.


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