Valve veut accélérer la cadence sur Greenlight

Pour le coup, c'était réussi hier 28
Kevin Hottot

Il y a maintenant tout juste un an, Valve mettait en place l'initiative Greenlight. Celle-ci permet aux développeurs indépendants de soumettre leurs créations au vote du public afin de remporter le droit d'apparaitre sur la célèbre plateforme Steam. Selon Gabe Newell, le fondateur de Valve, le processus mérite encore quelques améliorations avant d'atteindre son plein potentiel.

Gabe Newell

Chercher une aiguille dans une botte de foin 

Steam la plateforme dématérialisée de Valve est en partie réputée pour la largeur de son catalogue. Mais si ce dernier comporte désormais plus de 3 000 titres, une grande partie d'entre eux n'est pas issue des studios liés à un éditeur majeur, mais plutôt de petites structures indépendantes. Pour renforcer le lien entre ces indépendants et la plateforme, Valve a eu l'idée de faire voter sa communauté, reposant sur plus de 50 millions de joueurs, afin de savoir quels jeux étaient les plus à même de trouver leur place sur Steam. Greenlight est né.

« Le but immédiat de Greenlight, était de nous donner plus de données pour le processus de sélection des jeux, pendant que nous montions en cadence afin d'améliorer le rendement de ce système », explique Gabe Newell, le fondateur de Valve, à nos confrères de Gamasutra« Avant Greenlight, on devait nous envoyer un e-mail pour remplir un formulaire d'inscription, espérer que quelqu'un de chez nous tombe dessus, aime le concept, et attendre une réponse dans le noir. S'il n'est pas parfait, Greenlight nous a aidés à sortir ce processus de l'obscurité, et nous aide lors de la sélection », ajoute-t-il.

Le goulet d'étranglement est toujours là. 

Si Greenlight semble avoir arrangé quelque peu les choses, force est de constater qu'il reste toujours un certain goulet d'étranglement du côté de chez Valve. En l'espace d'un an, 176 titres ont reçu leur feu vert, dont 100 pas plus tard qu'hier. Sur ces 176 titres, seuls 61 sont disponibles à l'achat sur Steam. Si l'on exclut les 100 jeux validés hier, la moyenne de Valve s'établit à seulement sept validations par mois. 

Ce faible résultat est d'autant plus étonnant que Valve est assis sur un vivier de 1 340 titres qui ne demandent qu'à faire leur apparition sur Steam. Certes tous ne méritent pas forcément leur place sur les étals numériques de Valve étant donné que nous n'avons probablement pas besoin de 40 clones de Minecraft. Mais des licences connues, comme A-Train et Prison Tycoon, ou des jeux  comme Nimble Quest, téléchargé plusieurs millions de fois sur le Play Store de Google, restent inexplicablement sur le carreau. 

Pourtant, Gabe Newell assure que les votes sur Greenlight ne sont pas le seul facteur pris en compte pour juger de l'intérêt d'un jeu. « Nous essayons d'incorporer d'autres informations comme les tests faits par la presse, le succès des campagnes de financement participatif, les performances du jeu sur d'autres plateformes, les trophées et les concours remportés pour nous aider à avoir une photographie complète de l'intérêt de la communauté pour un jeu ». Des efforts sans doute menés tambour battant par l'éditeur, mais qui ne semblent pas suffire à mettre fin à ce blocage dont de nombreuses petites structures pourraient se plaindre.

Notez enfin que pour fêter la première bougie de Greenlight, Valve a lancé une campagne de promotion.


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