En prison depuis 4 mois pour un commentaire « sarcastique » sur Facebook

Pas de Cartier 331

Justin Carter, un Américain de 19 ans, se trouve derrière les barreaux depuis plus de quatre mois en attendant son procès. On reproche en effet à ce jeune homme d'avoir proféré des menaces terroristes sur Facebook en février dernier. Problème : les propos en question auraient été sortis de leur contexte, le garçon s'étant exprimé de manière « sarcastique » selon ses parents. 

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L’histoire de Justin Carter débute en février dernier. Comme l’explique CNN, le garçon, alors âgé de 18 ans, lâche au travers d’un commentaire sur Facebook : « Je pense être un tireur d’enfants, pour regarder couler le sang de l’innocence et manger l’un de leurs cœurs ». Sauf que ces propos se voulaient en réalité sarcastiques, explique aujourd’hui son père. Le fiston discutait selon lui du jeu vidéo « League of Legends » avec un ami. Ce dernier, à un moment de la conversation, lui aurait lancé : « Tu es fou. Quelque chose ne va pas dans ta tête ». D’où la réponse de Justin Carter, qui selon son père était ponctuée d’un « LOL ».

 

Problème : un utilisateur du réseau social est tombé sur le fameux commentaire, et l’a vraisemblablement pris au sérieux. Un peu moins de deux mois après la tuerie de Newtown, dans l’État du Connecticut, cet individu a ainsi signalé les propos en question au réseau social, puis aux autorités. À la mi-février, un mandat d’arrêt était signé par un juge américain afin d’interpeler Justin Carter, lequel vivait dans le Texas, à moins d’un kilomètre d’une école primaire.

 

Depuis, le garçon se trouve derrière les barreaux. Il est accusé d’avoir proféré des menaces terroristes. Un crime pour lequel il pourrait purger une peine maximale de huit ans de prison selon nos confrères américains. La justice réclamait une caution de 500 000 dollars pour le laisser sortir de prison, le temps qu’arrive son procès. Une somme que n’ont cependant pas réussi à réunir ses proches.

 

Une audience est désormais programmée pour le 16 juillet prochain. En attendant que la justice examine cette affaire, Justin Carter a pu bénéficier de différents soutiens. Sa mère a par exemple lancé une pétition en ligne ayant déjà réuni plus de 60 000 signatures.

Par Xavier Berne Publiée le 04/07/2013 à 15:05

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