Faux profil sur Facebook : sept mois de prison ferme et 500 € d'indemnités

Faucebook 79

Sept mois de prison ferme et 500 euros de dommages et intérêts. C’est la peine qui a été prononcée jeudi dernier par le tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer à l’encontre d’un homme accusé d’avoir créé et alimenté un faux profil Facebook pour son ex-compagne. Le prévenu avait déjà été condamné à de multiples reprises dans le passé. 

inscription facebook

 

En avril dernier, David B., 40 ans, est interpellé par les gendarmes du Pas-de-Calais. Comme l’explique alors La Voix du Nord, les forces de l’ordre sont arrivées à remonter jusqu’à lui suite au dépôt d’une plainte par son ex-conjointe, en novembre 2012. Et pour cause : l’intéressée s’est rendue compte qu’un faux profil Facebook avait été créé à son nom sur le célèbre réseau social. Différents éléments de sa vie privée y étaient ainsi disséminés, dont des photos.

 

Une fois en garde à vue, l’homme a reconnu les faits. Selon nos confrères, les enquêteurs avaient durant l’enquête réussi à obtenir de solides éléments contre le suspect, lesquels établissaient notamment que David B. avait piraté la connexion Wi-Fi de la jeune femme, en vue de récupérer des données sur son ordinateur. Du matériel informatique, jugé très performant par les gendarmes, fut d’ailleurs saisi lors d’une perquisition.

Usurpation d’identité numérique et accès frauduleux à un système de données

Depuis, l’homme était cité à comparaître devant les tribunaux pour usurpation d’identité numérique ainsi que pour accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données. Des infractions passibles respectivement d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende depuis la LOPPSI 2, et de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.  

 

Invité lors de son procès à s’expliquer sur son geste, David B. a déclaré avoir voulu créer cette page Facebook pour se « venger et montrer à [ses] enfants [qu’il] ne leur [avait] jamais fait de mal ». La Voix du Nord rapporte alors la réponse du juge Bétermiez, manifestement agacé : « Trois de vos enfants sont majeurs et libres de vous voir. S’ils ne le veulent pas, c’est leur droit. Vous n’avez pas à salir votre ex-femme ». Quant à la victime, absente lors de l’audience, elle a fait savoir par la voix de son avocate qu’elle considérait l’homme « comme une glu qui [atteignait] sa personne ». Et celle-ci d’ajouter : « Son but n’était pas de reprendre contact avec ses enfants mais de salir l’image de leur mère ».

 

Au travers de sa décision, rendue le 13 juin dernier, le tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer a condamné David B. à sept mois de prison ferme. Il devra également verser 500 euros de dommages et intérêts à sa victime. Les juges sont allés au-delà des réquisitions du Parquet, qui prônait six mois d’emprisonnement. Les 13 condamnations déjà inscrites au casier judiciaire du prévenu n’ont probablement pas joué en sa faveur...


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