Vote sur Internet : soupçons de piratage autour de la primaire UMP

Paris 2014 81

C’est à partir de demain que les électeurs parisiens peuvent désigner le candidat de l’UMP pour remplacer l’année prochaine Bertrand Delanoé à la tête mairie de Paris. Mais ce vote, qui va se dérouler uniquement sur Internet jusqu’à lundi, s’attire désormais les foudres d’un des candidats y participant. Jean-François Legaret a en effet annoncé qu’il allait saisir la justice après avoir reçu des témoignages de fraudes concernant le fichier des inscriptions. 

primaire ump

 

Jean-François Legaret, qui se présente actuellement dans le cadre des primaires UMP pour la mairie de Paris, vient d’annoncer sur Twitter qu’il avait « saisi la justice pour faux et usages de faux ».

 

Le post a depuis été retiré mais l'intéressé évoque le système de vote sur Internet mis en place dans le cadre de cette primaire. Cette « plate-forme sécurisée » proposée par l’UMP est d’ailleurs le seul canal d’expression ouvert aux électeurs parisiens qui souhaiteraient y participer. Il n’aura en effet pas d’urnes traditionnelles.

 

Sauf que si le scrutin n’est censé débuter que demain, Jean-François Legaret explique avoir reçu « de très nombreux témoignages de piratages du fichier des inscriptions ». L’élu s'est surtout inquiété que ces listes aient servi pour diffuser une vidéo laissant penser qu'il fut un temps favorable à l'ouverture du mariage, de la PMA et de la GPA aux homosexuels, comme l’explique le Huffington Post. D’après le maire du premier arrondissement de Paris, ces faits sont « de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin ».

 

legaret

 

D’après l’article 441-1 du Code pénal, « constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques ». Le faux et l'usage de faux sont ainsi punis, toujours selon ce même article, de trois ans de prison et de 45 000 euros d'amende.

 

Dans une interview accordée ce week-end au Parisien, l’élu regrettait que l’UMP ait finalement modifié les possibilités d’enregistrement pour le vote à cette primaire. Alors qu’il était initialement prévu que les inscriptions soient closes le 28 mai, il a finalement été décidé qu’il serait possible de s’enregistrer jusqu’au dernier des trois jours de vote (le 31 mai, le 1er et 2 juin). Un choix que Jean-François Legaret a eu du mal a accepter. « Je vais être très attentif au déroulement de ce scrutin et m’entourer de toutes les précautions qui permettront d’évacuer ces suspicions de fraude, expliquait-il. Car, si on devait constater une augmentation très importante du nombre d’inscrits pendant le déroulement même du vote, ça soulèverait inévitablement des interrogations ». Contacté, nous attendons un retour de ce candidat.


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