Antitrust : Bruxelles devrait demander à Google de revoir ses propositions

Vers un nouveau round 24

Les propositions présentées à Bruxelles par Google devront très certainement être améliorées si l'entreprise américaine ne veut pas être poursuivie pour pratiques anti-concurrentielles. C'est en tout cas le message qu’a fait passer hier le commissaire européen au Commerce extérieur, Joaquin Almunia. 

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Joaquin Almunia était auditionné hier par la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Devant les eurodéputés, l’intéressé a confirmé que la Commission était actuellement « en train d’analyser les propositions soumises par Google », il y a de ça déjà plusieurs semaines afin de lever les accusations de pratiques anti-concurrentielles qui pèsent à son égard. Pour rappel, la firme de Mountain View a mis sur la table toute une série d’engagements limités dans le temps, et qui prévoient par exemple une labellisation par Google des liens renvoyant vers ses propres services au sein de son moteur de recherche.

 

Mais alors que les retours des principaux plaignants dans ce dossier étaient attendus pour lundi, ces derniers viennent d’obtenir un délai supplémentaire. « À la demande de quelques participants, nous avons décidé de prolonger ce délai d’un mois » a en effet déclaré Joaquin Almunia. « Nous recevrons donc leurs réponses d’ici fin juin» a-t-il précisé. Sauf que certains n’ont pas attendu pour faire part de leur insatisfaction à l’égard des propositions formulées par Google. « La série [de concessions] actuellement proposée est franchement insuffisante », a par exemple regretté David Wood, avocat du groupe de pression ICOMP, lequel rassemble cinq plaignants (dont Microsoft), comme le rapporte Reuters.

 

Bruxelles a d’ailleurs bien reçu le message : « Une fois que nous aurons analysé les réponses que nous aurons reçu, nous dirons à Google - probablement, je ne peux pas l’anticiper formellement, mais c'est sûr à presque 100 % - "vous devez améliorer vos propositions" », a déclaré Joaquin Almunia. Autrement dit, un nouveau round de négociation autour de ces engagements semble inévitable. Le commissaire européen au commerce extérieur s’est néanmoins voulu confiant, espérant que le litige serait clos « d’ici la fin de l’année ».

 

Rappelons enfin qu’en France, l’Autorité de la concurrence est chargée de recueillir l’avis des acteurs concernés par les propositions de Google. Le Conseil national du numérique a en outre été saisi de deux missions visant à jauger ces engagements.


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