Interpellé pour des enregistrements pirates de films, il est interdit de cinéma

Fast and Furious 60

Au Royaume-Uni, un homme suspecté d’avoir effectué des copies pirates de films depuis des salles de cinéma a été arrêté la semaine dernière. Dix policiers se sont présentés à son domicile afin de procéder à son interpellation ainsi qu’à une perquisition. Relâché sous caution au bout de quelques heures d'interrogatoire, l’internaute est désormais interdit de pénétrer dans un cinéma, en attendant que l’enquête se termine. 

 

La semaine dernière, au petit matin, un Britannique de 24 ans a vu débarquer chez lui pas moins de 10 policiers. Motif de cette petite « visite » : la diffusion de films capturés depuis des salles de cinéma. L’intéressé fut en effet accusé d’avoir enregistré différentes œuvres - dont le dernier opus de « Fast and Furious » - pour les partager ensuite sur Internet. Les forces de l’ordre ne sont cependant pas venues toutes seules. D’après l’internaute, des agents de la Federation Against Copyright Theft (FACT), une organisation britannique représentant des ayants droit, étaient également présents.

 

Quelques heures plus tôt, les policiers avaient reçu un mandat signé de la main d’un juge, afin d’arrêter cet homme. Trois serveurs, un ordinateur de bureau, des disques durs et des supports vierges ont notamment été perquisitionnés à son domicile. La police n’a cependant trouvé aucun matériel d’enregistrement vidéo.

Interdiction de fréquenter les cinémas en Angleterre et au Pays de Galles

Transféré au poste de police, l’internaute a ensuite été interrogé. « Ils m’ont retenu pendant trois heures et douze minutes, durant lesquelles je fus interrogé pendant environ 40 minutes » a ainsi raconté le principal concerné. « Un officier de police et deux agents du FACT menaient l’interrogatoire. L’officier de police s’est assis et a laissé les deux agents du FACT poser toutes les questions. C’était donc le FACT qui menait le show » a-t-il précisé.

 

Relâché, l’homme devra encore attendre plusieurs mois avant de savoir s’il pourrait éventuellement faire face à des poursuites judiciaires. « Bien que libéré sous caution jusqu'au 23 septembre, il m’est interdit d’entrer dans n’importe quel cinéma en Angleterre et au Pays de Galles, le temps que l'enquête suive son cours » a ainsi indiqué l’internaute.

 

Rappelons enfin qu’aux États-Unis, plusieurs personnes appartenant au groupe « Imagine », qui réalisait des enregistrements pirates dans des salles de cinéma avant de les diffuser sur Internet, ont écopé il y a quelques mois de peines allant de 23 mois à 5 ans de prison.


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