Moins de 1 % des joueurs payent pour les jeux free-to-play

Sortez les harpons, la chasse à la baleine est ouverte 162
Kevin Hottot

De plus en plus de jeux free-to-play sont proposés par des centaines de studios et d'éditeurs, pour nos smartphones et tablettes. Tous ou presque reposent sur le même principe et proposent aux joueurs d'accélérer leur progression contre de l'argent. Mais quel est le comportement des joueurs vis-à-vis de cette méthode ? Une étude de Playnomics cherche à y répondre.

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Playnomics a mené une étude sur le comportement des joueurs vis-à-vis des jeux sociaux et des jeux free-to-play proposés sur les appareils mobiles. Si des statistiques sont disponibles sur leur engagement ou leur loyauté aux titres, un volet de l'étude est consacré à la monétisation.

Sur 1,7 million de joueurs ayant joué à des titres type non-arcade, seuls 13 454 ont mis la main à la poche, soit environ 0,77 % du total. En moyenne, ils ont dépensé lors du dernier trimestre 43,87 dollars, et 50 % n'ont pas engagé plus de 3,50 dollars. Plus surprenant encore, la personne ayant le plus dépensé a mis sur la table pas moins de 7400 dollars, une somme suffisante pour acheter une console accompagnée de 100 jeux. Cela correspond aussi à un peu moins de 2500 $ par mois, soit un peu plus d'un SMIC et demi.

Playnomics s'est ensuite attardée sur les 134 joueurs les plus dépensiers, qu'elle qualifie de « baleines », afin de vérifier si le cas précédent était isolé. La réponse est non : dans ce groupe, la dépense moyenne s'établit à 1439,36 dollars, et il reste question pour le moins généreux d'une somme de 692,80 dollars sur un trimestre.

Les éditeurs ont tout intérêt à prendre soin de ces baleines, puisque ces 134 personnes représentent à elles seules un tiers de l'argent qu'ils ont récolté ce trimestre, soit un peu plus de 192 000 dollars. Si l'on étend le champ aux 20 % les plus généreux, les revenus atteignent 534 000 dollars, soit 90,5 % du total. L'histoire ne dit pas si tous les jeux présents sur les stores d'Apple et de Google profitent des généreux dons de ces baleines. Mais désormais, nous savons que contrairement à leurs congénères vivant dans l'océan, celles qui hantent les boutiques d'applications ne sont pas en voie de disparition.


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