Les autorités renvoient les citoyens vers Internet pour retrouver un disparu

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D’après le ministère de l’Intérieur, la procédure de recherche dans l'intérêt des familles « tombe peu à peu en déshérence », la faute à Internet. Cette possibilité offerte aux citoyens a donc été supprimée, ces derniers devront s’en remettre, sur les bons conseils des autorités, aux réseaux sociaux.

formulaire rif

 

Depuis le 17 mai dernier, il n’est plus possible de déposer une demande de « recherche dans l'intérêt des familles ». Cette procédure administrative permettait jusqu’ici de demander aux autorités de mener une enquête afin de retrouver une personne majeure. Celle-ci devait avoir un proche lien de parenté avec l’individu à l’origine de la requête, et ne devait pas avoir disparu dans des conditions dites inquiétantes (personne dépressive ou suicidaire,...).

 

Par une circulaire en date du 26 avril dernier (disponible sur Légifrance), le ministère de l’Intérieur a ainsi abrogé la précédente circulaire encadrant cette procédure, laquelle datait de 1983. D’après Manuel Valls, « compte tenu du développement des moyens de télécommunication et en particulier l’internet, le nombre de recherches dans l'intérêt des familles a considérablement chuté ces dernières années de telle sorte que cette procédure tombe peu à peu en déshérence ». En 2009, les préfectures estimaient à près de 4 500 le nombre de personnes recherchées par des individus vivant en France, contre un peu plus de 9 300 en 1988 (pour plus de détails, voir cette circulaire).

 

Faute de demandeurs, qui se seraient donc tournés massivement vers les informations qu’il est possible de glaner sur le Web, le locataire de la Place Beauvau invite les préfectures, gendarmes et policiers, à informer « tout nouveau demandeur de recherches dans l'intérêt des familles de la suppression de cette procédure ». Concernant les requêtes en cours d’instruction, les agents publics sont enjoints à avertir les usagers de la cessation des recherches.  

 

Toutefois, ceux-ci pourront trouver une solution de repli conseillée par le ministère de l’Intérieur : « Vous pouvez notamment orienter les demandeurs vers les réseaux sociaux sur l’internet qui offrent d’intéressantes possibilités » écrit ainsi Manuel Valls. Aucune recommandation particulière n’est cependant faite entre Copains d’avant, LinkedIn ou Facebook... 


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