AppGratis : le PDG d'iMediapp récuse une nouvelle fois les accusations

Une simple question de publicité 40
Vincent Hermann

L’affaire AppGratis connait un nouveau rebondissement avec la publication par Simon Dawlat d’un nouveau billet sur le blog officiel d’iMediapp. Le PDG de l’entreprise française apporte un certain nombre de clarifications sur les accusations pesant contre son application.

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Multiples rebondissements 

La suppression de l’application AppGratis sur l’App Store aura décidément provoqué bien des rebondissements. Rejetée par Apple, l’application est rapidement devenue le symbole de la lutte entre une petite entreprise française de 45 personnes et le géant américain. L’affaire a pris un tour politique avec le déplacement de Fleur Pellerin qui a pris la défense d’une structure qui venait de recevoir un investissement de 10 millions d’euros du fonds Iris Capital (Orange et Publicis).

 

Simon Dawlat, PDG d’iMediapp, était intervenu une première fois pour expliquer la chronologie de l’affaire, de la création de l’application jusqu’à sa suppression de l’App Store. Mais dernièrement, diverses accusations ont été portées contre AppGratis et un modèle économique jugé subversif : iMediapp vendrait des packs de téléchargements pour garantir aux éditeurs une place au soleil dans le Top 5 des classements de l’App Store. Un fonctionnement faisant fi de la « méritocratie » voulue par Apple, poussant alors la firme à faire le ménage.

Simon Dawlat ressert le couvert 

Des accusations démenties une première fois par Simon Dawlat mais sur lesquelles le PDG revient au sein d’un billet assez long sur le blog officiel. Il explique dans un premier temps que ce sont les éditeurs qui ont contacté iMediapp pour proposer les premiers contrats incluant des achats in-app. Depuis l’apparition de ces derniers, les promotions pouvaient être en effet autre chose qu’une gratuité temporaire de l’application, puisque les apps avec achats in-app sont souvent elles-mêmes gratuites. L’objectif était donc de proposer un pack comprenant plusieurs compléments livrés gratuitement avec l’application.

 

Ces offres spécifiques ont toujours eu, selon Simon Dawlat, un label spécifique : « Sponsored ». La réponse du public a d’après le PDG été bonne, décidant l’entreprise à continuer. Mais contrairement aux accusations portées contre son entreprise, Simon Dawlat explique une nuance importante : les packs de téléchargements n’étaient pas payés d’avance, mais après, en fonction de la performance réalisée par l’application. Le fonctionnement de l’offre ressemblait donc fortement au principe de publicité, AppGratis assurant alors la visibilité et, par effet ricochet, sur l’App Store.

De la publicité et des excuses 

De fait, les tableaux publiés ces derniers jours et affichant des tarifs ne seraient rien d’autre que des prévisionnels : une manière de dire aux éditeurs « Voilà ce qu’il vous coûtera de passer par nos services ». Et concernant les fermes de robots, les fameuses « bot farms » ? Simon Dawlat a obtenu une lettre d’excuses de Connor O’Connor de TechCrunch, dans laquelle le rédacteur reconnaît s’être trompé.

 

Tout est-il clair pour autant ? Il manque en fait une pièce cruciale au dossier : les explications d’Apple. Ces dernières ont été succinctes, la firme se contentant d’expliquer que les notifications push ne peuvent pas être utilisées pour promouvoir des applications, mais surtout qu’une application ne peut pas faire la promotion d’autres applications au point d’entraîner une confusion avec l’App Store. Et c’est probablement ici que reste le problème principal : publicité ou vente par avance de packs de téléchargements, AppGratis reste une application soutenue par 12 millions d’utilisateur et capable de devenir un service parallèle de découverte d’applications. 


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