Bethesda se dit préoccupé par le marché des jeux d'occasion

Et Skyrim tire sa révérence 162
Kevin Hottot

Pete Hines, vice-président de Bethesda à qui l'on doit la série « The Elder Scrolls », s'est exprimé devant nos confrères de Destructoid au sujet du marché des jeux d'occasion et de son impact sur l'industrie vidéoludique. L'homme se dit  préoccupé par cette pratique.

Skyrim

L'achat et la revente de jeu d'occasion est une pratique que de plus en plus d'éditeurs semblent avoir du mal à approuver. Certains comme Electronic Arts vont même jusqu'à proposer à la vente des codes pour réactiver les fonctionnalités en ligne de jeux, c'est par exemple le cas pour FIFA 13. De plus, les rumeurs vont également bon train quant au comportement des futures consoles avec les jeux d'occasion, puisque ces dernières pourraient tout simplement refuser de les lire. 

Chez Bethesda si le sujet est jugé inquiétant, il n'est pour le moment pas question d'utiliser des procédés aussi radicaux pour enrayer le phénomène. « Les jeux ne sont pas bon marché parce qu'ils coûtent chers à développer, mais les gens cherchent toujours des moyens de les acheter moins cher. Nous avons essayé de réduire cela en créant des jeux qui permettent d'être rejoués, en proposant des DLC qui méritent qu'on continue de s'accrocher au jeu, ou en offrant des outils permettant aux joueurs d'aller plus loin par eux-mêmes », assure Pete Hines, le vice-président de Bethesda. 


L'utilisation de DLC est désormais une pratique très courante permettant aux éditeurs de maintenir plus longtemps l'intérêt pour leurs titres. Chaque contenu additionnel rallonge d'autant la durée de vie potentielle du jeu, mais surtout retient le joueur (sur console) de revendre son titre. En effet, les DLC ne sont disponibles que sous forme dématérialisée, et sont donc attachées à l'identifiant du joueur. Or, s'il est possible de revendre un DVD, l'affaire est bien plus compliquée quand il s'agit de céder un bien dématérialisé. Le joueur revendant son disque de jeu, perdrait donc son investissement dans les DLC, rendant l'opération moins rentable. Malgré l'utilisation de tels outils pour limiter la revente, Pete Hines reste préoccupé par la situation : « absolument, c'est une source d'inquiétude ».


L'ajout de contenu multijoueur compétitif ou en coopération est souvent retenu par les éditeurs pour maintenir les joueurs captifs, mais cela n'est pas toujours applicable. « Le temps et les efforts que nous aurions mis pour ajouter des fonctionnalités en ligne, de jeu en coopération, ou n'importe quoi d'autre dans Skyrim aurait été du temps que nous n'aurions pas passé sur l'expérience de jeu en solo. Je ne crois pas que dans ce cas, le jeu aurait été aussi bon. Nous avons quand même passé beaucoup de temps à travailler sur l'aspect multijoueurs de Skyrim, et nous en sommes arrivés à penser que cela ne le rendrait que moins bon » déclare le dirigeant. 


En parlant de Skyrim, l'éditeur vient d'annoncer que le développement du jeu était terminé et que l'équipe ayant travaillé dessus se penchait désormais sur un nouveau projet. L'éditeur promet qu'il s'agira de son « œuvre la plus aboutie à ce jour ». Une affirmation que nous avons hâte de pouvoir vérifier.


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