Quand Google est prié de déréférencer des demandes de déréférencement

L'oeuf et la poule 44

Google a reçu ces derniers mois de la part d'ayants droit plus de 200 demandes de déréférencement d'URL concernant le site Chilling Effects. Problème : ces requêtes visent des pages sur lesquelles se trouvent des copies de précédentes demandes de déréférencement adressées à certains hébergeurs... dont Google. Explications.

transparency chilling effects

 

Dans le sillage de son « Transparency Report », Google publie via le site Chilling Effects les demandes de déréférencement d’URL dont il est saisi. Rien que pour le mois de mars 2013, le géant de l’internet a reçu plus de 18,5 millions de requêtes d’ayants droit souhaitant que l’adresse d’un site, qu’ils considèrent comme illicite, n’apparaisse plus dans les résultats du célèbre moteur de recherche.

 

Sauf que, comme l’explique TorrentFreak, lorsque ces requêtes dites de « DMCA » (pour Digital Millenium Copy Act) se retrouvent à la vue de tous sur Chilling Effects, cela permet à tout un chacun de connaître d’éventuelles « bonnes adresses » de sites contenant des contenus pirates...

 

Du coup, certains ayants droit demandent à Google de bien vouloir déréférencer... de précédentes demandes de déréférencement ! Nos confrères brandissent ainsi en exemple cette requête adressée le 25 janvier dernier par le service juridique de la Fox, dans laquelle il était demandé à la firme de Mountain View de désindexer (entre autre) une page du site Chilling Effects, qui correspondait en réalité à une autre demande de déréférencement de la Fox, datant du 7 janvier 2013.

 

chilling effects

 

Cette URL était néanmoins noyée parmi plusieurs centaines d’adresses, correspondant à des pages de nombreux sites tels que The Pirate Bay, Fenopy, TorrentReactor, IsoHunt, etc. L’on pourrait donc croire à une erreur. Mais non, cet exemple est loin d’être unique : le Google Transparency Report indique d'ailleurs que le domaine Chilling Effects a déjà été visé par 231 demandes de déréférencement, portant au total sur 400 pages.

 

L’on peut ainsi avancer de nombreuses illustrations supplémentaires, à l’image de cette requête de Warner Bros, qui n’a pas hésité à solliciter le 11 janvier dernier le retrait de plus d’une vingtaine de pages de Chilling Effects correspondant à de précédentes demandes...

 

chilling effects

 

Les fameuses demandes de déréférencement prétendument illicites ne sont pas déréférencées par Google selon TorrentFreak, en ce que l’entreprise américaine estimerait qu’une page contenant un lien vers une autre page, qui serait quant à elle illicite, ne serait pas contraire à la loi. 


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