Google n'autorisera plus que certains développeurs à utiliser CalDAV

Décidément... 66
Vincent Hermann

Alors même que Google a coupé la compatibilité EAS (Exchange Active Server) sur ses comptes Google, voilà que la firme annonce un durcissement sur l’utilisation de son API d’accès à CalDAV. Une annonce surprenante quand on sait que CalDAV est justement un standard que Microsoft est censé utiliser pour Windows Phone dans les mois qui viennent.

Google, dans son ménage de printemps, a annoncé que l’accès à son API CalDAV serait durci à partir du 16 septembre prochain. À cette date, seuls les développeurs faisant partie d’une liste blanche pourront continuer à s’en servir dans leurs produits. Les autres verront tout simplement leur accès fermé. La firme estime que, dans la plupart des cas, son API Google Calendar suffira. Les autres cas seront examinés un à un.

Quel est de fait la conséquence pour Microsoft ? Lorsque Google a rompu la compatibilité EAS pour ses comptes, elle a recommandé une solution « simple » : l’utilisation du trio IMAP/CardDAV/CalDAV pour la gestion synchronisée des emails, contacts et agendas. On pouvait donc se demander ce que cela signifiait pour le travail en cours sur Windows Phone, puisque CardDAV et CalDAV sont justement censés être ajoutés avant la fin du premier semestre.

Si Microsoft n’a pas répondu à cette question, Google a bien confirmé que la décision ne changeait rien au travail en cours chez Microsoft. Sous-entendu, la firme de Redmond avait très probablement été mise au courant à l’avance et fait partie de la liste blanche pour l’API CalDAV. Dans la pratique, il ne devrait donc y avoir aucun problème pour Windows Phone 8. On ne pourra malheureusement pas en dire de même pour les versions précédentes ou pour Windows 8 et RT. Pour ces derniers d’ailleurs, Microsoft indique qu’il est peut-être temps… de passer à Outlook.com.

Difficile pourtant de ne pas remarquer le vrai problème ici : alors que Google mettait en avant les standards libres, la firme fait demi-tour et souhaite que les développeurs utilisent à la place une API maison. Pour Jan Wildeboer de chez Red Hat, « Google a perdu son amour des standards ouverts ». Il se demande d’ailleurs si la prochaine étape ne sera pas l’abandon d’IMAP pour Gmail. Un avis d'ailleurs partagé sur Google+.


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