Les ventes numériques culturelles s'approchent du milliard d'euros en France

Un PUR résultat 21
Nil Sanyas

Selon le dernier bilan publié par GfK fin février, les ventes de contenus dématérialisés de vidéos, de musiques, de jeux vidéo ou encore de livres, ont fortement progressé l'an passé, s'approchant ainsi du milliard d'euros de chiffre d'affaires en France. Néanmoins, le numérique ne compense pas le recul des ventes des produits physiques.

GfK dématérialisé 2012 France

Le milliard dépassé en 2013

À l'image du marché de la musique, le secteur culturel dans son ensemble cherche à compenser la baisse des ventes physiques par une hausse des ventes numériques. Un rendez-vous encore manqué en 2012 en France, puisque globalement, le marché culturel a régressé de 3 %, atteignant à peine 7,9 milliards d'euros. Environ 6,9 milliards d'euros ont ainsi été générés par des produits culturels physiques, en baisse de 6 %. Le dématérialisé, lui, est passé de 767 millions d'euros en 2011 à 943 millions en 2012, soit une très belle croissance de 23 %.

Cette forte progression du numérique permet ainsi à ce dernier de représenter désormais 12 % des ventes de produits culturels en France. Un pourcentage qui devrait continuer de progresser dans les années à venir quand on sait qu'entre 2007 et 2012, le marché numérique a tout simplement été multiplé par quatre.

« 1 milliard d'euros est un cap symbolique que franchira l'Entertainment dématérialisé en 2013, mais c'est un chiffre encore insuffisant pour compenser le retrait des ventes de l'offre physique que nous constatons dans nos panels de distributeurs online et offline. C'est aussi un chiffre faible au regard des milliards de contenus dématérialisés consommés gratuitement ou illégalement » remarque François Klipfel, Directeur Général Adjoint chez GfK Consumer Choices.

Les boutiques physiques souffrent

Pour GfK, la progression des ventes de produits dématérialés pose des problèmes « aux circuits de distribution de produits culturels, et notamment les enseignes traditionnelles physiques », ce qui rejoint bon nombre de nos précédents articles. L'institut conseille aux boutiques physiques de miser sur la proximité et leur capacité à capter l’achat d’impulsion.

« L’achat d’impulsion progresse ! Selon notre étude REC+ sur le comportement des consommateurs de contenus, 48 % des achats de Livres sont des achats d’impulsion en 2012, contre 43 % en 2011 » a noté Claude Terrier, Chef de Groupe Distribution chez GfK Consumer Choices.


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