Sous les pixels du studio Platinum Games avec Nintendo

Un studio avec une philosophie « différente » 10
Kevin Hottot

Nintendo vient de publier un entretien entre son PDG Satoru Iwata, et Tatsuya Minami, son homologue chez Platinum Games, accompagné de son directeur exécutif Atsushi Inaba. Tous trois reviennent sur la genèse du studio et sur sa philosophie.

Iwata Asks

Tatsuya Minami : son parcours d'artiste « sans talent » devenu PDG de Platinum Games

On apprend ainsi que Tatsuya Minami a démarré sa carrière dans l'industrie du jeu vidéo chez Capcom, où il a commencé par travailler sur le portage d'un titre créé pour les bornes d'arcade, vers une console de salon. Une pratique déjà courante dans les années 80, et toujours d'actualité aujourd'hui. L'homme chargé de créer des personnages en « pixel art » avoue alors « ne pas avoir le talent nécessaire pour cela ». Son patron lui proposera de se tourner vers le management. 

 « Un manager doit avoir deux qualités : une passion intense pour ce qu'il veut faire, en plus de savoir garder la tête froide pour prendre ses décisions, et juger de l'accueil de celles-ci auprès des autres » explique Minami ajoutant qu'il lui aura fallu du temps pour le découvrir. Son premier projet n'est d'ailleurs pas allé très loin. Après l'avoir présenté à un programmeur expérimenté, celui-ci lui répondra sèchement « c'est chiant » avant de mettre le document à la poubelle sous ses yeux. 

Fort heureusement, la suite fut plus clémente, et il verra ses travaux sur Super Ghouls'n Ghost récompensés par son succès auprès des joueurs, lors de sa sortie sur Super Nintendo. Atsushi Inaba raconte également quelques anecdotes qui ont ponctué le début de sa carrière, non sans humour. Les chemins des deux hommes se croiseront d'ailleurs chez Capcom. 

Tatsuya Minami 

Platinum Games : un studio avec une philosophie « différente »

Tatsuya Minami explique qu'en fondant Platinum Games, il souhaitait avoir une approche différente des relations entre les développeurs et les éditeurs. Comme c'est le cas en Europe, il voulait pouvoir obtenir des fonds tout en gardant la même autonomie qu'un studio indépendant. 

« Nous voulions préserver une relation d'égal à égal en réalisant les jeux que l'on voulait faire. Si nous échouons, nous en assumons les conséquences, et si ça marche tant mieux. Je pense que ce genre de relation est sain » admet le dirigeant. « Après tout ceux qui pensent le plus aux joueurs, et se démènent pour leur faire des produits de qualité c'est nous, les développeurs » assène-t-il.

Enfin, selon Minami il est nécessaire de garder des équipes d'une taille raisonnable afin de ne pas se disperser. Il avance qu'actuellement seulement 150 personnes sont employées chez Platinum Games. Un chiffre qui parait effectivement assez bas, quand on tien compte du fait que le studio travaille aujourd'hui sur deux titres majeurs : Bayonetta 2, et The Wonderful 101 


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