Mega : Kim Dotcom dit adieu au Gabon et bonjour à la Nouvelle-Zélande

mega.con.nz heu... .co.nz 89
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le lundi 12 novembre 2012 à 18:03
Nil Sanyas

Tandis que Me.ga est comme prévu indisponible après l'action du gouvernement Gabonais, Kim Dotcom a trouvé une nouvelle adresse : Mega.co.nz. Adieu le Gabon, bonjour la Nouvelle-Zélande, sa patrie depuis quelques années. 

Mega à la maison

Mega.co.nz est-elle l'adresse définitive du futur service de Kim Dotcom ? Ce dernier le laisse entendre dès lors qu'il affirme via son compte Twitter officiel que les lois de la Nouvelle-Zélande protègeront son site. Un pied de nez au gouvernement gabonais qui a censuré son service avant même son lancement officiel.

Rappelons que Kim Dotcom, né Kim Schmitz en Allemagne et de nationalité allemande et finlandaise, a élu domicile en Nouvelle-Zélande il y a près de deux ans après un passage par Hong-Kong. En janvier dernier, lors de la fermeture forcée de MegaUpload et de MegaVideo, Kim Dotcom a d'ailleurs été arrêté dans sa luxueuse propriété néo-zélandaise, d'une façon digne d'un film hollywoodien, pour ensuite être placé en détention durant plusieurs semaines.

Malgré le traitement infligé par la Nouvelle-Zélande, Dotcom n'en reste pas moins confiant. Selon lui, son service sera légal et la Nouvelle-Zélande ne pourra pas s'attaquer à son site aussi aisément, dès lors qu'il s'agit d'un pays de droit. Interrogé sur le sujet par TorrentFreak, Dotcom estime ainsi que les lobbies des ayants droit et la pression des autorités américaines ne pourront rien faire face à la loi en vigueur en Nouvelle-Zélande.

Éviter les USA

À l'origine, le choix de Me.ga, outre la simplicité du nom de domaine, était aussi d'éviter d'être torpillé par les États-Unis, alors que la justice US gronde quant à l'arrivée du futur service développé par Kim Dotcom. Néanmoins, en optant pour un .ga, le groupe Mega a dû obligatoirement passer par Gabon Télécom, propriété de Maroc Télécom, lui-même propriété de Vivendi (à ce jour), et donc indirectement lié à Universal Music. Une situation ironique qui a néanmoins rapidement pris fin avec l'intervention du ministre de la Communication et de l'Économie numérique du Gabon et la suspension de Me.ga par les autorités gabonaises.

Enfin, au début du mois, une source interne du groupe Mega nous expliquait que Me.ga ne risquait rien : « ce serait un problème si Me.ga faisait quelque chose d’illégal, mais il y aurait alors d’autres difficultés, nettement plus importantes. Dans le cas contraire, le fait que ce service devienne rapidement indispensable pour de nombreuses personnes devrait réduire les risques, j’imagine. Le domaine peut facilement être remplacé et vous pouvez être certains que la presse mondiale s’en occupera ;) Nous ne devrions pas être trop paranoïaques. Oui, ils vont essayer de chercher des poux sur la tête de Mega, mais non, ils n’y arriveront pas. »

Quelques jours plus tard, des poux sur la tête de Mega ont bien été cherchés et même trouvés, et Me.ga a finalement dû déménager. Pour s'y établir définitivement ?


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