Hadopi : Aurélie Filippetti (2012) vs Aurélie Filippetti (2009)

Rétro, c'est trop 73
Marc Rees

Que pense la ministre de la Culture de la récente condamnation du premier abonné Hadopi-é ? Et que dit la même ministre lorsqu’on lui rappelle ses propos contre Hadopi dans l’hémicycle alors qu’elle était députée ? En marge de la conférence de presse sur le lancement de la mission Lescure, nous avons testé ces deux sujets…

aurélie filippetti

Interrogée sur la condamnation du premier abonné dans le cadre de la Hadopi, Aurélie Filippetti a refusé de commenter cette décision justice rendue par le tribunal de Police de Belfort. La ministre nous a simplement confié que « cela correspond à ce que nous avions dit à l’époque, mais je ne veux pas remettre une pièce dans la machine car ça ne sert à rien ».

A l’époque ? En juillet 2009, alors députée, parmi le florilège de ses critiques adressées contre le texte, Aurélie Filippetti estimait par exemple qu’avec Hadopi, « on finit donc par construire une société où tout le monde sera coupable de tout et de n’importe quoi : les abonnés, ceux qui utilisent l’abonnement de leurs parents, les fournisseurs d’accès… (...) Nous sommes véritablement confrontés à une absurdité juridique. .»

Hadopi, est-elle toujours une absurdité juridique ? Réaction de la ministre trois ans plus tard : « Aujourd’hui, on est en 2012, maintenant ça ne sert à rien de regarder dans le rétroviseur. Aujourd’hui, l’une des clefs c’est évidemment le développement de l’offre légale, la lutte contre la contrefaçon commerciale, ne pas se focaliser sur les pratiques individuelles mais travailler plutôt contre les sites qui font de la contrefaçon commerciale et trouver des nouvelles sources de financement. Ce sont ça les grands piliers. »


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