La CNIL se penche sur les caméras détectant le port du masque

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Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)
Loi
Marc Rees

Datakalab s’est associée à la ville de Cannes pour déployer des caméras permettant de détecter le port du masque dans l’espace public. Contactée, la CNIL nous donne sa première analyse, l'examen de ce dossier ne faisant que commencer.

Depuis le 26 avril sur trois marchés de la ville de Cannes (Forville, Gambetta, La Bocca), la mairie a mis en place les caméras de Datakalab. L’enjeu ? Évaluer le pourcentage des personnes portant des masques ou non.

Techniquement, « on installe des petites caméras. Derrière, des CPU traitent en 100 ms le flux vidéo pour le transformer en données. Le flux n’est jamais stocké. Tout est fait en RAM et on ne conserve que des bases de données agrégées, typiquement des données de comptage et de pourcentage de port du masque » nous expliquait Xavier Fischer, directeur de Datakalab.

Il nous avait précisé également avoir fait appel au cabinet Gaulle Fleurance & Associés pour encadrer la question des données personnelles. Le traitement repose sur l’intérêt légitime, une des bases légales prévues par le RGPD. « Tout est sécurisé, encrypté, etc. de façon à ce qu’on ne puisse pas prendre la main sur notre système. Même nous, on n’a pas accès aux caméras » assure le responsable.

La finalité du traitement est statistique, la société refusant toute mesure de « flicage », selon l’expression de son « CEO ». « Il n’y a pas de reconnaissance faciale. On fait simplement du comptage. C’est éphémère. On n'a de base de données sur personne. Pour vous donner un exemple, si vous passez deux fois devant notre caméra, vous allez être compté deux fois ».

Une instruction en cours, un traitement portant sur des données statistiques

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