Health Data Hub : un collectif critique le choix Microsoft

Azure : rance maladie ? 5
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Crédits : utah778/iStock
Justice
Marc Rees

Un collectif d’entreprises et d’associations « œuvrant dans le monde des logiciels libres de l’open source et des données ouvertes » annonce avoir adressé une lettre au ministre de la Santé. En ligne de mire ? Le Health Data Hub et ses liens avec Microsoft.

Le Health Data Hub est une plateforme de gestion des données de santé créée à la suite de la remise du rapport Villani. L’enjeu ? Faciliter « le partage en mettant en relation les producteurs et les utilisateurs publics comme privés selon un processus standardisé, lisible et non discrétionnaire », selon la présentation faite par le ministère de la Santé. 

Créé par l'article 41 de la loi du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, le HDH est géré par le groupement d'intérêt public. Il a pour vocation d’apporter de nouveaux matériaux en matière de recherche médicale, afin de faciliter la détermination « des prises en charge adaptées et efficaces pour les maladies rares en agrégeant des observations de sources multiples » ou encore le dépistage des états précancéreux « grâce à l’intelligence artificielle ».

« Si ce fichier centralisé des données de santé de l'ensemble de nos concitoyens constitue un progrès considérable, les modalités de stockage de ses données interrogent », réagit un collectif réuni sous la bannière du site Santenathon.org. Et pour cause, c’est Microsoft qui a été choisie comme prestataire.

Vendredi dernier, ces acteurs du logiciel libre français ont adressé un courrier à Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. Les signataires (NEXEDI, CNLL, Ploss Auvergne Rhone Alpes et SoLibre) y expriment un doute « sur la légalité de l’attribution du marché public d’hébergement des données de santé publique à Microsoft Azure ».

« Le choix d’avoir recours à l’entreprise américaine Microsoft pour l’hébergement des données, sans qu’il n’y ait eu d’appel d’offre ou de mise en concurrence préalable interpellent les acteurs du logiciel libre français » assènent-ils. Selon eux, aucun appel d’offre ou de mise en concurrence n’a été publié « faisait craindre à une méconnaissance des règles européennes de la commande publique ».

Un courrier adressé au ministère de la Santé

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