ComCyber : « nous avons besoin d’être paranoïaques avec tout le monde »

Même avec Microsoft 35
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Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)
Loi
Marc Rees

À l’occasion du FIC 2020 à Lille, le général Didier Tisseyre, à la tête du ComCyber, revient dans les colonnes de Next INpact sur les raisons d’être de son unité opérationnelle commandant l’ensemble des forces de cyberdéfense des armées françaises.

Quel est le modèle de la cyberdéfense à la française ?

Le modèle français repose sur deux piliers. Un pilier défensif assuré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information face à l’ensemble de nos menaces. L’autre volet est lié au renseignement et à l’action militaire : c’est l’utilisation de possibilités dans le cyberespace pour se positionner dans le cadre des rapports de force avec d’autres États ou des groupes notamment terroristes. Cette branche-là est cadrée juridiquement de manière très stricte par rapport à l’emploi qui peut être fait de certains outils. Typiquement, sur la cyberdéfense, nous sommes à la fois dans cette chaîne d’action militaire sur les théâtres d’opérations, et par délégation de l’ANSSI, sur la protection et la défense du système du ministère des Armées afin d’être résilient.

Quand vous évoquez une action offensive, quel est le type de scénario ?

Prenons pour exemple la lutte contre Daesh en Irak. Le groupe fait de la propagande sur les réseaux sociaux, met en ligne des vidéos pour terroriser, recruter ou organiser des actions. Dans un cadre juridique très strict, nous pouvons sur ces théâtres d’opérations essayer d’entraver les moyens de communication de Daesh, comprendre ce qu’il s’y passe, pour limiter cette propagande, ou encore bloquer l’action et la coordination de ces groupes armés.

Voire identifier l’origine exacte...

Oui, cette territorialisation est très importante.

Quelles sont vos relations avec les réseaux sociaux, qui jouent ici le rôle de caisse de résonance ?

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