Campus Cyber en France : « Mon objectif est de construire un porte-avion »

Le goal de Charles 33
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Crédits : Marc Rees (licence cc-by-sa 3.0)
Loi
Marc Rees

Michel Van Den Berghe, directeur général d'Orange Cyberdefense, est en charge de la réflexion sur le Cyber Campus français. À l’occasion du FIC organisé la semaine dernière à Lille, il revient dans nos colonnes sur ce projet ambitieux, attendu pour début 2021.

Ces mois passés, vous avez fait le tour des Cyber Campus étrangers pour y récupérer le « mieux ». Qu’avez-vous gardé, qu’avez-vous laissé sur place ?

Les points positifs, ce fut de rassembler sur un seul lieu les différents verticaux de l’écosystème de la cybersécurité. Rapprocher la recherche des industriels, rapprocher les startups, tout cela avait beaucoup de sens. Il fallait faire aussi en sorte que l’enseignement et la formation puissent être plus proches. 

La cybersécurité évoluant très rapidement, elle doit être adaptée aux métiers et à l’expertise. Ce sont des points retrouvés par exemple à Beer Sheva en Israël ou à Skolkovo en Russie, etc. où on trouve une université près du centre de développement, comme d’ailleurs une grande banque.

Dans l’ensemble des endroits, on trouve une nouvelle génération d’experts et si on les éloigne trop de leur lieu de vie, ils ne viennent pas. Quand on a parlé avec les patrons des startups, ils m’ont dit « Michel, on vient avec grand plaisir, par contre, si c’est trop loin de Paris, on ne suivra pas parce que les experts ne suivront pas ». Si on éloigne trop l’écosystème de son point d’eau, on l’appauvrit.

Autre tendance, j’ai été en région, j’y ai rencontré pas mal de patrons. Des ruptures technologiques vont s’y faire. Si on peut amener les experts cyber au plus près, on se dirige vers un campus qui ne sera pas jacobin, mais physiquement sur plusieurs lieux et régions. C’est un peu comme ça que j’ai mené mon projet.

Comment allez-vous faire pour éviter que ce campus cyber se transforme en « supérette » pour les grandes sociétés, avec ces startups à portée de main ? 

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