Chrome : simple, sécurisé, performant... et la vie privée ?

Champion du grand écart 19
image dediée
Navigateurs
Vincent Hermann

Après Firefox et le nouvel Edge, voici venu le tour de Chrome de passer sous le microscope. Le navigateur de Google, le plus utilisé au monde, est devenu une référence. Mais face aux questions sur la vie privée, le reste-t-il ?

Voici donc venu le tour de l’actuel « maître du web », dont la part de marché a grandi jusqu’à devenir le navigateur avec lequel il faut impérativement être compatible. S’il fallait une preuve de ce succès foudroyant, on pourrait parler de son socle Chromium, pour lequel des éditeurs comme Microsoft et Opera ont abandonné leur code maison.

Avant de plonger dans le vif du sujet, nous allons donner quelques éléments de contexte. Car si l’histoire de Chrome est celle d’une franche réussite, le navigateur a profité d’un terrain très favorable à son arrivée.

L’oiseau de feu et le panda roux

Avant de plonger dans les détails et petits rouages du navigateur, il faut rappeler l’impact colossal de Chrome dans le monde du web. La première bêta de Chrome est sortie en décembre 2008. Elle était très attendue. À cette époque, Google avait encore son aura « Don’t be evil » et copieusement prévenu de son arrivée dans ce domaine.

Le monde des navigateurs n’était clairement pas aussi concurrentiel qu’il l’est devenu mais avait cependant été secoué par un trublion, né des cendres de Netscape sous le nom de projet Phoenix, et devenu entre-temps Firefox. Quand ce dernier est sorti en novembre 2004, un très fort engouement s’en est suivi.

Largement applaudi par les développeurs pour son respect des standards, il est venu mettre un grand coup de pied dans la fourmilière d’Internet Explorer et sa version 6 disponible depuis déjà trois ans, aboutissant à une sclérose du web.

Chrome comparo 

Quatre ans plus tard, quand apparaît Chrome, le public et les développeurs sont prêts. Le lancement est un immense succès, porté évidemment par le rouleau compresseur de Google, qui finit par le proposer directement sur son moteur de recherche, lui assurant une promotion plus que certaine. Un succès tel, en fait, que trois ans et demi plus tard, il était déjà devenu le navigateur le plus utilisé au monde avec plus de 30 % de parts de marché.

Aujourd’hui, ce résultat s'est stabilisé aux alentours de 60 %. Le poids du navigateur est colossal. Le projet libre Chromium, sur lequel est basé Chrome, a depuis enfanté de multiples rejetons dont Brave, le nouvel Edge, Opera ou encore Vivaldi pour les plus connus. Au point qu’aujourd’hui, nombre de développeurs s’inquiètent surtout de savoir si un site est avant tout compatible avec Chrome. La situation est cependant différente de ce qu’elle fut au temps d’Internet Explorer.

Car la prise en charge des standards du web n’est plus vraiment un élément différenciant aujourd’hui. Pas plus que les performances, car tous les navigateurs sont désormais capables de rendre rapidement les pages web. En ce qui concerne par contre la vie privée, il en va tout autrement. Surtout dans le cas de Google.

Lire notre comparatif de navigateurs :

Vie privée : il y a de l’écho

Lisez la suite : 87 % de ce contenu reste à découvrir

Seuls nos abonnés peuvent lire l'intégralité de cet article.


chargement
Chargement des commentaires...