Protection des mineurs : le plan de bataille de Macron contre le porno en ligne

Vérification d'âge, blocage, contrôle parental... 113
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Crédits : Elysée
Loi
Marc Rees

À l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, et du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant, Emmanuel Macron passe à la vitesse supérieure contre la pornographie en ligne. Adrien Taquet, secrétaire d’État à la santé, en détaille les modalités. 

En novembre 2017, Emmanuel Macron regrettait le manque de régulation dans l'accès aux contenus pornographiques. « Unissant monde virtuel, stéréotypes, domination et violence, la pornographie a trouvé, grâce aux outils numériques un droit de cité dans nos écoles ».

Selon le chef de l’État, « aujourd'hui, la pornographie a franchi la porte des établissements scolaires comme naguère l'alcool ou la drogue. Nous ne pouvons pas d'un côté déplorer les violences faites aux femmes et de l'autre, fermer les yeux sur l'influence que peut exercer sur de jeunes esprits, un genre qui fait de la sexualité un théâtre d'humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes ».

Ce 20 novembre 2019 à l’UNESCO, il remet le sujet sur la table, avec des mesures plus concrètes. « Je veux que soit mis en place un contrôle parental par défaut qui permettra de garantir simplement son application. Aujourd’hui c’est une démarche volontaire. Dans la plupart des cas ce n’est pas suffisant. Ça doit être un contrôle par défaut » (La vidéo de l'allocution).

Menace d’un contrôle parental par défaut

Dans son discours, le chef de l’État annonce qu’il veut s’engager vers l’activation automatique du contrôle parental sur l’ensemble des écrans. « Je sais que cela gêne beaucoup de plateformes, beaucoup d’opérateurs numériques. Très bien. Je sais que le dogme est souvent la liberté. J’aime la liberté. Moi aussi. Mais la liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’ordre public. On donne donc six mois aux acteurs de l’Internet pour nous proposer des solutions robustes ».

Plus exactement ainsi, les opérateurs devront donc d’ici le mois de mai, proposer un système permettant de protéger les mineurs des contenus pornographiques. À défaut, menace Emmanuel Macron, « nous passerons une loi pour le contrôle parental automatique ».

Pour mieux comprendre plus exactement cet agenda, il faut se plonger dans ce document PDF intitulé « Mesures pour lutter contre les violences faites à nos enfants. » 

Mais avant cela, une charte d’engagements

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