Des micros dans les rues de Saint-Étienne : l'avertissement de la CNIL

Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! 33
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Loi
Marc Rees

Next INpact diffuse le courrier adressé par la CNIL à Saint-Étienne Métropole. À l’origine de cet avertissement, la volonté de déployer des micros pour capter les sons ambiants. Entre sécurité publique et rêve de tranquillité urbaine, cette audiosurveillance n’a pas été du goût de l’autorité indépendante.

En cas d’alerte, les équipes auraient en effet été à même de diriger les caméras vers les points d’attention, voire de déclencher une intervention sur place (police, pompiers, SAMU, etc.). Meilleure allocation des ressources pour les uns, projet orwellien pour les autres.

Révélée par Télérama, cette missive fait suite à un contrôle sur pièces et une audition des représentants de l'agglomération stéphanoise. L’enjeu ? Vérifier la conformité de ces oreilles électroniques avec le fameux RGPD (notre analyse ligne par ligne des 99 articles). La CNIL l’annonce d’entrée : l'entité écope d’un avertissement, les traitements étant susceptibles de violer ce socle normatif. 

Dans les six pages du courrier diffusé ci-dessous, Marie-Laure Denis, présidente de la commission, va en expliquer les raisons. Mais avant, elle relève que le dispositif est calibré pour capter de manière indifférenciée « les sons émis sur la voie publique, y compris des sons de basse intensité tels que les sons de bombes aérosol, de bris de verre ou de crépitement ». Et nécessairement, tombent dans ces filets auditifs, « les voix et conversations des personnes se situant dans la zone couverte ».

La voix est une donnée personnelle, sa collecte, un traitement

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