Surdité, aphasie : premier bilan en demi-teinte pour le service de traduction des opérateurs

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Crédits : humonia/iStock
FAI
Sébastien Gavois

Sur les six premiers mois de l'année, les utilisateurs font état d'un bon niveau de satisfaction vis-à-vis de la traduction LSF chez les opérateurs, mais « des progrès sont encore attendus pour la traduction LPC et la transcription textuelle ». Les délais de prise en charge et la disponibilité sont par contre inférieurs aux seuils exigés.

Depuis début octobre 2018, les opérateurs sont tenus de fournir aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles et aphasiques des services téléphoniques adaptés. L'heure du bilan a sonné pour l'Arcep qui a obtenu des retours de Bouygues Telecom, Euro-Information Telecom, Free, La Poste Mobile, Outremer Telecom, Orange, Orange Caraïbes,  SFR et SRR. 

On regrette par contre que seules des moyennes globales soient proposées. Une répartition plus fine avec le détail de chaque opérateur aurait été un plus pour les personnes désireuses d'utiliser ce service. Sur ses indicateurs de qualité sur le fixe, l'Arcep propose par exemple une telle ventilation.

2 000 utilisateurs et 750h par mois, toutes modalités confondues

Dans les grandes lignes et après six mois d'exploitation, le régulateur parle d'un « service opérationnel pour ses utilisateurs, mais encore en phase de rodage ». Il attire aussi l'attention sur « le faible nombre d’utilisateurs ayant recours au langage parlé complété (LPC) ». Avec 19 utilisateurs en moyenne par mois (2h50 de communication), il est en effet difficile d'en tirer des statistiques pertinentes.

Arcep indicateurs d'accessibilité T1 2019Arcep indicateurs d'accessibilité T1 2019

1 730 utilisateurs uniques par mois sont par contre passés par la langue des signes française (LSF) sur le premier trimestre, pour une moyenne de 525h14 de communications. Concernant les transcriptions textuelles assistées par un humain ou automatisées, les moyennes sont respectivement de 668 utilisateurs pour 233h20.

Dans tous les cas, les indicateurs de performances (temps de prise en charge, disponibilité et satisfactions) ne sont guère élevés. Sans taper du poing sur la table (avec une sanction ou mise en demeure), l'Arcep souhaite quand même que le service s'améliore. 

De faibles taux de prise en charge en moins de 3 minutes

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