Le département américain de la Justice ouvre une enquête antitrust contre les géants de la tech

L'abus fait-il le moine ? 19
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Crédits : hundreddays/iStock
Justice
Marc Rees

Le département de la Justice a annoncé hier l’ouverture d’une enquête antitrust visant les pratiques des plateformes en ligne. Aucun nom n’est donné, mais en visant les « leaders du marché », autant dire qu’Amazon, Facebook ou encore Google et Apple devraient, sauf surprise, être dans la boucle.

Le ministère veut savoir si ces acteurs ont mis en œuvre des pratiques qui créent ou maintiennent des obstacles structurels à une saine concurrence, à une meilleure innovation, au détriment des utilisateurs. « Sans la discipline d'une saine concurrence, les plateformes numériques peuvent ne pas répondre aux besoins des consommateurs », explique le communiqué de la division antitrust.

L’enquête se penchera sur ces questions importantes aussi bien sur les moteurs de recherche, les réseaux sociaux que  les services de vente au détail.

Elle déterminera concrètement les conditions de concurrence sur ces marchés en ligne, en se demandant si les Américains ont bien « accès à des marchés libres sur lesquels ces entreprises se font concurrence sur le fond pour fournir des services que les utilisateurs souhaitent ». En cas de violation, le ministère de la Justice pourra exiger réparation. 

Selon Reuters, le DOJ ciblerait Apple et Google, alors que la Commission fédérale du Commerce (FTC), également compétente sur ces questions concurrentielles, ciblerait Amazon et Facebook. 

Pendant ce temps, en Europe...

En Europe, plusieurs dossiers sont en cours devant la Commission européenne. Dernier en date, celui concernant Amazon. L’institution bruxelloise veut ainsi savoir si le géant de la vente en ligne ne malmène pas les règles concurrentielles dans ses relations avec les boutiques passant par sa « marketplace ».

De même en France, l’instauration d’une taxe ciblant les géants du numérique est sur la rampe au Parlement. Seulement, cette fois les États-Unis ont menacé Paris de rétorsion. Le département du Commerce extérieur cherche à déterminer si ce véhicule législatif ne cible pas tout particulièrement les entreprises américaines, une situation que les autorités jugent insupportable.


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