Microsoft se penche sur le langage Rust pour sa programmation système

Les vieux pots 67
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Crédits : NorthernStock/iStock
Sécurité
Vincent Hermann

Microsoft considère très sérieusement le Rust comme successeur aux C et C++ pour sa propre programmation système. Une déclaration importante, qui jette une nouvelle lumière sur le langage créé par Mozilla et veut sensibiliser les développeurs aux problèmes de sécurité liés à la mémoire.

La firme s’est lancée dans une série d’articles portant sur la sécurité du code informatique. L’éditeur en dresse un tableau peu reluisant, avec un objectif en tête : réduire, et si possible se débarrasser des erreurs liées à la gestion de la mémoire.

Le constat s’établit sur la base de plusieurs études et d’une longue série de statistiques. Conséquence, la question se pose : par quoi remplacer les langages C et C++ couramment utilisés pour l’écriture du code natif ?

Les langages dits « memory safe » existent depuis longtemps. Microsoft donne bien sûr les exemples maison – C# et F# – on citera aussi l’un des plus connus : Java. Mais l’éditeur, même en citant leurs qualités intrinsèques, ne semble pas satisfait, pour une raison principale : leur coût en performances.

Il se tourne donc vers un langage open source créé par Mozilla, initialement pour ses propres besoins : Rust. Ce n’est plus vraiment un jeune langage (2010), mais il reste récent, posant des problématiques que nous exposerons. En dépit des défauts inhérents à son âge, l’entreprise s’intéresse de très près au Rust comme successeur de C/C++ dans ses propres produits, jusqu’à citer indirectement le noyau de Windows.

70 % des failles de sécurité liées à la mémoire

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