Vidéosurveillance : la CNIL épingle une entreprise qui filmait ses salariés en permanence

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Crédits : jtairat/iStock
Justice
Xavier Berne

La CNIL vient d’infliger une amende de 20 000 euros à une agence de traduction qui avait mis en place un système de vidéosurveillance filmant en permanence certains salariés. La société épinglée, Uniontrad, avait pourtant fait l’objet de multiples avertissements de la part de la CNIL.

Des employés placés « sous une surveillance constante » pendant plusieurs années, « sans motif valable et sans qu’aucune mesure ne soit prise », en dépit de multiples avertissements de la gardienne des données personnelles. Voilà ce qui a provoqué le courroux de la CNIL, acté au travers d’une décision rendue publique mardi 18 juin.

La gardienne des données personnelles avait été alertée dès 2013 par certains salariés de l’agence parisienne d’Uniontrad Company. La société, installée sur la prestigieuse avenue des Champs-Élysées, s’en était alors sortie avec de simples courriers – rappelant notamment que les dispositifs de vidéosurveillance ne doivent pas porter une « atteinte excessive » au respect de la vie privée des employés.

À chacun de ces courriers, envoyés en 2013 puis en 2016, Uniontrad a répondu à la CNIL que ses caméras visaient à assurer la sécurité des biens et des personnes, et qu’elles n’étaient en aucun cas utilisées pour surveiller les activités du personnel.

Multiples avertissements et contrôles restés infructeux

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