ArianeGroup défend Ariane 6 : c'est « le couteau suisse qu'il nous faut »

Il ne fallait pas une fusée ? 27
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Crédits : ESA–D. Ducros, 2014
Espace
Sébastien Gavois

Alors qu'Ariane 6 n'est pas encore terminée, certains se demandent si le lanceur n'arrive pas trop tard face à SpaceX. Une audition au Sénat sur la politique des lanceurs spatiaux était l'occasion de faire le tour de la question, en l'élargissant à la réutilisation, l'avenir d'ArianeGroup, les débris spatiaux et Galileo.

Mercredi, André-Hubert Roussel (président exécutif d'ArianeGroup) et Jean-Yves Le Gall (président du CNES, Centre national d'études spatiales) étaient au Sénat pour détailler la politique française et européenne des lanceurs spatiaux. Il s'agissait d'une audition commune entre les commissions des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées ainsi que celle des Affaires économiques.

Ariane sous pression de SpaceX et de la Cour des comptes

Des interventions riches en enseignements alors que le lanceur européen Ariane 5/6 fait face à une pression toujours plus importante de SpaceX, qui parvient à récupérer et réutiliser plusieurs fois le premier étage de sa fusée Falcon 9. ArianeGroup ne reste évidemment pas les bras croisés et finalise Ariane 6, qui devrait permettre de regagner en compétitivité. 

Alors que le premier vol est prévu pour la fin de l'année prochaine, certains parlementaires se demandent si la direction prise est la bonne. Ils s'appuient notamment sur le rapport de la Cour des comptes qui affirme que « le modèle économique actuel d’Ariane 6 présente des risques ». Au-delà du rayonnement de l'Europe dans l'espace se pose la question de l'autonomie face aux géants américains et chinois (entre autres). 

Pendant près de 1h30, les deux présidents sont revenus sur des sujets allant de la réutilisation aux débris spatiaux et à Galileo, en passant par la guerre des prix que livre SpaceX sur les lancements commerciaux.

« Arianespace est restée le leader* face à SpaceX »

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