Caméras dans les abattoirs : coup d’envoi d’une expérimentation de deux ans

La vache ! 93
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Crédits : akhajon/iStock/ThinkStock
Loi
Xavier Berne

Installer des caméras dans les abattoirs afin de lutter contre la maltraitance animale. L’idée n’est pas nouvelle, mais elle pourrait dorénavant prendre corps grâce à une expérimentation de deux ans (destinée aux seuls établissements volontaires). La CNIL a même donné son feu vert, en dépit des risques de « flicage » des salariés.

Alors que la proposition de loi « Falorni » (qui n’est jamais allée au bout de la navette parlementaire) prévoyait l’installation systématique de caméras dans tous les lieux « d’abattage et de mise à mort des animaux », la nouvelle majorité a préféré commencer par une simple expérimentation.

La loi du 30 octobre 2018 (dite « Égalim ») autorise en effet les abattoirs, « sur la base du volontariat », à déployer des dispositifs de « contrôle par vidéo des postes de saignée et de mise à mort ». Objectif : « évaluer l'efficacité des protocoles et l'application de la réglementation du bien-être animal ».

Les modalités de mise en œuvre de cette expérimentation de deux ans viennent d’ailleurs d’être précisées par un décret, paru au Journal officiel le 28 avril dernier.

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