Chiffrement : les ministères de l’Intérieur du G7 rêvent de backdoors installées par l’industrie

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Crédits : Assemblée nationale
Loi
Marc Rees

Le 5 avril dernier, le message des ministres de l’Intérieur du G7 était passé sous nos radars. Le texte prévoit des mesures très ambitieuses, sur l’autel de la lutte contre le terrorisme, pour l'instant. Au menu : des hébergeurs appelés à être de plus en plus actifs dans cette lutte et des éditeurs de solutions de chiffrement invités à installer des portes dérobées.

La réunion du G7 organisée en France début avril s’est attachée notamment à la question du terrorisme, mais aussi de l’extrémisme violent. Selon les ministres de l’Intérieur des pays réunis, « la tragédie de Christchurch a mis une fois de plus en lumière l’utilisation qui peut être faite d’Internet à des fins terroristes et d’extrémisme violent ». Avec une vidéo du tueur qui s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux.

Internet n’est pas seulement accusé de faciliter la propagation de ces contenus, il « joue (...) un rôle clef dans les processus de radicalisation terroriste et d’attaques terroristes, notamment celles perpétrées récemment dans les pays du G7 ».

Pour y répondre, les actions de prévention et de lutte « requièrent inévitablement un rôle actif de la part des gouvernements et des entreprises de l’Internet » estime le communiqué. Or, si de nombreux échanges ont eu lieu jusqu’alors, couplés à de multiples engagements, « les résultats et l’efficacité concernant le retrait de contenus demeurent encore contrastés, notamment en ce qui concerne les petites plateformes ».

Autre problématique : l’accès à la preuve numérique par les services d’enquête et les services judiciaires. « Les réquisitions judiciaires de telles preuves numériques sont souvent laissées sans réponse en raison des difficultés rencontrées par les services de sécurité pour accéder aux données, en particulier aux communications électroniques chiffrées ».

C’est à partir de ces différents constats que les ministres de l’Intérieur du G7 se sont engagés à prendre une série de décisions pour répondre à ces difficultés.

Des hébergeurs suractifs

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