Contre la fraude, des députés rêvent d’une « base nationale de relevé des compteurs kilométriques »

Bornes out 62
image dediée
Crédits : Rittikrai_PIX/iStock
Loi
Xavier Berne

La France va-t-elle se doter d’un « registre national de validation des compteurs kilométriques », qui serait notamment alimenté par les garagistes, lors d'une réparation ? C’est en tout cas ce que prévoit une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale par des députés LR.

« La fraude au compteur kilométrique engendre des coûts supplémentaires pour les consommateurs, non seulement parce qu’elle renchérit le prix auquel ils achètent leur véhicule par rapport à ce qu’il vaut réellement mais aussi du fait qu’ils se retrouvent vite confrontés à des coûts de maintenance et de réparation inattendus puisque l’usure du véhicule a été sous-estimée », déplore la députée Emmanuelle Anthoine en appui de sa proposition de loi.

Et pour cause, il ne faut généralement pas engager les mêmes frais sur une voiture qui affiche 30 000 km au compteur, que pour une en a déjà effectué 200 000...

L’élue LR affirme ainsi que le surcoût pour les victimes oscille généralement entre 2 000 et 5 000 euros par véhicule. Ce qui est loin d’être anodin, surtout au regard de cette statistique mise en avant par Emmanuelle Anthoine : plus de la moitié des véhicules d’occasion vendus dans l’Union européenne auraient été manipulés.

Pour faire face à ce problème, la parlementaire propose, aux côtés d’une vingtaine de ses collègues de l’opposition, de créer une « base de données compilant le kilométrage de tous les véhicules en circulation ».

Un dispositif tout droit inspiré de l'exemple belge

Lisez la suite : 72 % de ce contenu reste à découvrir

Seuls nos abonnés peuvent lire l'intégralité de cet article.


chargement
Chargement des commentaires...