Caméras, drones, micros... Quand Saint-Étienne rêve de tranquillité urbaine

Big Maire ou Big Brother ? 62
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Crédits : AzmanL/iStock
Loi
Marc Rees

La Quadrature du Net a obtenu tout un lot de documents concernant le projet de Safe City rêvé par la ville de Saint-Étienne. Une ville intelligente, en passe d’être ultra sécurisée... jusqu’à flirter avec un univers orwellien.

La mode des « smart cities », ou villes intelligentes et sécurisées, s’empare depuis plusieurs mois de Saint-Étienne. La ville a en effet pour ambition de coupler tout simplement des capteurs sonores à des caméras de « vidéoprotection » installées çà et là dans les rues.

L’idée est de traquer les moindres bruits urbains qui sortiraient des sentiers battus : coups de feu, explosions et bris de vitre, mais aussi cris, bruits d’appareil électroportatif (perceuse, meuleuse, perforateur), klaxons, voire le « pshittttt » de bombes aérosol, tous cités par la police municipale.

« L’intelligence des capteurs permettra de générer une alerte selon une procédure de comparaison de l’évènement sonore avec une table de comparaison des anormalités sonores » expliquent très sérieusement les instigateurs du projet.  Les caméras seraient en capacité d’orienter leur pupille électronique vers le bruit suspect, voire de délivrer un message d’alerte à l’endroit de la population. 

Ce n’est pas tout. Outre ces caméras directionnelles munies d’oreilles sensibilisées à l’anormalité, les équipes ont envisagé l’usage de drones dépêchés sur place. Une opération de « levée de doute », selon le markéting sécuritaire ambiant, toujours en liaison avec le centre de supervision urbain de la police municipale. 

Son > caméra > drone > police municipale

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