Qwant fait le point sur ses services : Masq dans Maps Beta, projets pour Mail, Drive et Pay

Les choses avancent 35
image dediée
Web
David Legrand

Après plusieurs mois en alpha, Qwant Maps passe en bêta. Au passage, le service de cartographie et d'itinéraires gagne l'accès à un stockage local et sécurisé permettant la personnalisation de l'usage. C'est la concrétisation du projet Masq, annoncé l'année dernière.

L'année dernière, Qwant dévoilait sa v4 et une galaxie de services à venir. Le moteur de recherche français, misant sur le respect de la vie privée pour se démarquer, tirait tous azimuts avec une roadmap qui s'est avérée... optimiste.

Fin avril, nous contactions l'équipe pour faire le point sur ce qui avait été mis en production, alors que nous avions relevé une forte activité sur le dépôt GitHub du service de synchronisation décentralisé Masq. Le bilan était alors peu reluisant, excepté pour Maps qui a été publié en alpha, et a récupéré les itinéraires plus tôt dans l'année.

Qwant Everywhere

Pour autant, la société n'est pas restée les bras croisés, multipliant les partenariats, cherchant à favoriser les « Switch to Qwant » dans les collectivités locales, services de l'État et autres grandes entreprises. On a aussi vu le moteur débarquer dans quelques navigateurs, de Brave à Opera Touch en passant par Chrome, forcé de laisser de la place à la concurrence.

Il y a désormais des smartphones Qwant chez Wiko. Outre le renforcement du partenariat avec Microsoft (nous y reviendrons), des accords ont été signés avec le CNC, la SACEMBlacknut, Mines Télécom ou encore Qobuz. Des initiatives qui prennent du temps pour une entreprise de 160 salariés (dont un peu plus de 130 ingénieurs), présente dans différentes villes de France (Ajaccio, Épinal, Nice, Paris, Rouen) et d'Europe (Berlin, Milan).

Une évolution à marche forcée qui ne se fait pas sans accrocs, forcément. Qwant doit ainsi faire avec un environnement concurrentiel des « alternatives à Google » qui se développe, des contestations de sa stratégie et de la manière dont elle communique, parfois vigoureuses. Le tout en réussissant à convaincre le grand public de changer ses habitudes.

Un défi technique, financier et humain, qui demande de faire des choix, car tout peut très vite « brûler du cash », notamment lorsqu'il s'agit de développer des éléments comme l'infrastructure.

L'ère des services et d'une plus grande ouverture

Lisez la suite : 80 % de ce contenu reste à découvrir

Seuls nos abonnés peuvent lire l'intégralité de cet article.


chargement
Chargement des commentaires...