Avant le FIC, la France dévoile sa doctrine cyber offensive

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Crédits : Senat.fr
Loi
Marc Rees

À quelques heures de l’ouverture du Forum international de la cybersécurité, Florence Parly a dévoilé le volet offensif de sa doctrine cybermilitaire. La ministre des Armées sera d'ailleurs présente à Lille dès demain, où elle devrait revenir sur cette nouvelle politique. 

« Oui, la France emploie et emploiera l'arme cyber dans ses opérations militaires. » À Balard, la ministre a confirmé que les armées françaises sont désormais dotées d'une doctrine de lutte informatique offensive (LIO), en plus de leur politique de lutte informatique défensive (LID).

Quelque 4 000 cybercombattants seront en charge de ces deux fronts internationaux d’ici 2025. La loi de programmation militaire a prévu à cette fin le recrutement de 1 000 cybercombattants en plus d’un investissement de 1,6 milliard d’euros pour la lutte dans le cyberespace.

Pour le ministère, ces enjeux répondent à une problématique de souveraineté nationale. La LIO, en particulier, « recouvre l’ensemble des actions entreprises dans le cyberespace, conduites de façon autonome ou en combinaison des moyens militaires conventionnels ».

Ce secteur est défini par trois couches : physique (les équipements et les réseaux), logique (les données numériques) et la couche sémantique et sociale (« les informations qui circulent dans le cyberespace et par les personnes qui peuvent disposer de multiples identités numériques »).

Comment se concrétise cette action offensive ? Outre l’inévitable analyse des informations des capacités militaires adverses, les services entendent pouvoir réduire si ce n’est neutraliser leurs infrastructures, que cela soit par des « perturbations temporaires » ou la « création de dommages majeurs » dans leur camp.

Quel encadrement pour ces actions offensives ? 

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