L’exploitation des failles des jeux en ligne dans le viseur de la DGSE

L'espion sur l'échiquier technologique 48
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Crédits : iStock/matejmo
Loi
Marc Rees

Le ministère des Armées a fait diffuser son catalogue d’offres de stage pour 2019. Dans le lot, une annonce pour le moins inhabituelle : les services du renseignement recherchent une personne sachant exploiter les failles de sécurité sur les jeux connectés les plus populaires. D’autres offres à relever témoignent des points d’intérêt de ses espions.

Cette annonce s’intercale dans une grande campagne de recrutements d’espions, comme le relevait cet article du Figaro en 2017, épinglé par la DGSE. Objectif ? 600 emplois supplémentaires pour atteindre le seuil des 7 000 postes d’ici la fin 2019.

Dans ce lot des offres de stages, la DGSE, service du renseignement du ministère des Armées, craint spécialement que des informations sensibles puissent être échangées sur les jeux vidéo connectés.

Que ce soit sur PlayerUnknown's Battlegrounds (PUBG), Fortnite, Counter Strike, WoW ou encore League of Legends, « de plus en plus de personnes utilisent les jeux vidéo connectés afin d’en détourner leur utilisation première », écrit-elle. 

D’après les connaissances de ces services, « les moyens de communication mis à disposition dans ces jeux sont utilisés de manière furtive afin d’échanger de l’information spécifique ». Le ministère entend donc plonger ses limiers dans ces technologies et les protocoles associés, comme le relève un article de la lettre Intelligence Online, repris par Le Monde.

Une cartographie des jeux les plus populaires, avant rétro-conception

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