Orisup, mégafichier sur l’ensemble des données personnelles relatives aux étudiants

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Crédits : PeopleImages/iStock
Loi
Marc Rees

Ce matin, au Journal officiel, un arrêté a donné naissance à « Orisup ». Derrière l’acronyme, se cache un « système d'information sur l'orientation dans le supérieur ». En pratique, un traitement de données à caractère personnel qui retrace tout le parcours des étudiants, avec un luxe de détails, à des fins statistiques et de recherche. 

Avec « Orisup », le gouvernement veut disposer d’une vue générale sur l'ensemble du dispositif national d'orientation dans l'enseignement supérieur. L’enjeu ? Jauger son efficacité selon les populations, les filières et les types d'établissements.

À ce titre, ses informations sont accessibles à l’ensemble des agents du service statistique ministériel (exception faite des données relatives aux nom, prénoms et lieu de naissance des étudiants).

Sur demande, d’autres pourront y avoir accès, selon les mêmes finalités, tel le comité éthique et scientifique, dont l’une des missions est de remettre chaque année un rapport au Parlement portant sur le déroulement de la procédure nationale de préinscription.

S’y ajoutent, mais uniquement dans le périmètre de leurs travaux, les chercheurs sous convention, cette fois « après application d'un traitement rendant impossible l'identification directe ou indirecte des personnes concernées ».

Mais que trouve-t-on dans Orisup ? Pour le savoir, il faut se plonger dans l’annexe, longue de 170 lignes, où on comprend concrètement qu’il s’agit d’un fichier de fichiers, rassemblant donc des données issues de nombreux traitements déjà en vigueur.

Orisup = APB + Parcoursup + SIECLE + SYSCA + SCOLEGE + OCEAN + AGLAE 

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