Le Freebox Delta Server et ses révolutions, au-delà du 10 Gb/s

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Réseau
David Legrand

En 2011, nous découvrions le boîtier Server mi-routeur, mi-NAS de la Freebox Révolution. En 2013, Freebox OS. Avec la Freebox Delta, Free veut enfoncer le clou en anticipant de nombreuses évolutions des besoins de ses utilisateurs. Si le 10 Gb/s marquera sans doute les esprits, le principal est bien ailleurs.

10 Gb/s en 10G-EPON. C'est en évoquant ce débit que Xavier Niel a ouvert le bal des annonces techniques autour de sa Freebox Delta. Une valeur maximale théorique, mesurée à 8 Gb/s selon les mentions légales du FAI, qui concerne 10 millions de prises éligibles. Une capacité qui a surtout nécessité une mise à jour de ses équipements ces derniers mois.

10 Gb/s, sinon rien

« Une première mondiale avec une couverture aussi large » clame Xavier Niel. Une précision importante puisque des offres à 10 Gb/s existent déjà à plus petite échelle. Le fondateur d'Iliad en profite pour ironiser sur l'aspect « inutile » d'un tel débit selon ses concurrents. C'est en tous cas ce que certains déclaraient encore récemment dans nos colonnes

Mais préparer une box pour un FAI, c'est anticiper les besoins de demain, surtout sur une offre haut de gamme. À une époque où les jeux AAA dépassent les 50 Go de téléchargement, où l'on utilise des PC en streaming, où les débits de nos SSD NVMe se comptent en Go par seconde, aller au-delà de 1 Gb/s, soit 130 Mo/s n'apparait pas comme excessif.

D'autant qu'à chaque révolution du genre, on trouve les mêmes critiques. Puis les usages suivent les capacités techniques, certains naissent même de ces nouvelles possibilités. Au final, on se retrouve à avoir du mal à revenir en arrière. Il en sera sans doute de même avec le 10 Gb/s d'ici quelques années. 

Cette technologie qui n'est d'ailleurs pas nouvelle, puisqu'elle est massivement déployée dans les datacenters par exemple. Mais elle est encore très coûteuse pour un usage grand public.

Notre dossier sur Free et les Freebox One/Delta :

Passer au 10 Gb/s : un coût non négligeable

Ce sont ainsi surtout les professionnels qui s'équipent pour le moment. Car adapter son réseau local ou même ses appareils à une telle capacité ne se fait pas sans douleur. Une simple carte réseau coûte encore une centaine d'euros, un switch huit ports dont deux en 10 Gb/s comme le GX110MX de Netgear se trouve aux alentours de 200 euros.

Comptez à peu près le même tarif pour un adaptateur externe Thunderbolt 3 adapté à un ordinateur portable. Apple commence seulement à proposer cette connectique en option dans ses Mac Mini. Netgear l'a intégrée nativement dans son nouveau routeur XR700 (SFP+) qui vient d'arriver sur le marché pour la modique somme de... 500 euros.

Au point que les fabricants commencent à s'orienter vers des solutions intermédiaires via le Multi-Gig. Les débits sont alors limités à 2,5 ou 5 Gb/s (soit 320 ou 640 Mo/s), ce qui peut apparaître comme suffisant à moyen terme. Le 10 Gb/s devrait néanmoins progressivement se démocratiser, notamment parce qu'il fait partie des deux niveaux de débits exploitables dans les réseaux résidentiels, à travers les appareils certifiés Grade 3 TV. 

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