Après SAIP, le gouvernement veut encore étendre le dispositif d’alerte attentat

Dont une API et un partenariat avec Qwant 45
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Crédits : Ministère de l'Intérieur
Loi
Marc Rees

Après avoir déconnecté l’application Alerte attentat, le gouvernement entend s’appuyer sur tous les canaux possibles pour informer les populations en cas de menace terroriste ou catastrophe naturelle. C’est ce qu’il indique au détour d’une question parlementaire publiée le 30 octobre sur le site de l’Assemblée nationale.

Lancée à l’approche de l’Euro 2016, l’application SAIP (système d’alerte et d’information des populations) avait finalement été abandonnée deux années plus tard par le ministère de l’Intérieur. « Au plan pratique, a finalement réalisé l’exécutif, seules les personnes qui l’avaient téléchargée pouvaient bénéficier des messages d’alerte ».

Or, « en l’absence d’activité et en raison de la consommation de batterie qu’elle engendrait, nombre d’utilisateurs initiaux ont fini par la désinstaller. Ainsi, seules 900 000 personnes étaient dotées de l’application à l’été 2017, limitant son impact en cas de crise ».

Les autorités elles-mêmes avaient fini par délaisser cet outil. À l’occasion de plusieurs attentats, elles ont préféré poster des alertes sur les réseaux sociaux plutôt que d’utiliser les bons services de SAIP. C’est ce qu’il s’est passé lors de l’attaque de l’Aude en mars 2018, ou sur les Champs Élysées en avril 2017. Après un rapport sénatorial au vitriol en août 2017, l’exécutif a finalement préféré enterrer SAIP pour se focaliser sur les autres moyens à sa disposition.

Ainsi, « les messages d’alerte et de prévention du ministère seront diffusés de façon prioritaire sur Twitter, Facebook et Google mais aussi certains canaux de communication de la RATP, Vinci Autoroutes, Radio France et France Télévisions » avait annoncé Gérard Collomb en mai dernier, en plus de la création du compte @Beauvau_Alerte.

Bandeau sur Twitter, Safety Check et « Posts on Google  »

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