Portables confisqués aux élèves, interdiction étendue aux profs : l'école 2.0 selon les députés LREM

L'écran de sûreté 127
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Crédits : skynesher/iStock
Loi
Xavier Berne

Alors que l’Assemblée examinera demain la proposition de loi relative à l’interdiction du portable dans les écoles et collèges, le groupe majoritaire souhaite que les élèves puissent s’exposer à une confiscation de leurs téléphones. Ceux-ci devraient être récupérés par les parents ou finiraient par être restitués aux jeunes au bout de 48 heures.

Les députés LREM continuent de mettre les bouchées doubles. L’enjeu : empêcher les élèves d’utiliser leurs téléphones portables et autres appareils connectés durant les cours, comme s’y était engagé l’exécutif – avec comme échéance la rentrée 2018.

En commission des affaires culturelles, la semaine dernière, les parlementaires ont remanié l’interdiction en vigueur depuis 2010 afin qu’elle s’applique « par défaut ». Ceci évitera aux écoles maternelles, primaires et aux collèges de lister dans leur règlement intérieur les différents lieux dans lesquels les portables ne doivent pas être utilisés.

Cette prohibition a d’autre part été étendue à tous les « équipements terminaux de communications électroniques » (tablettes, montres connectées...), ainsi qu’aux activités d’enseignement se déroulant « à l’extérieur » des établissements scolaires, telles que les sorties scolaires.

Dans le même temps, les députés ont prévu que l’interdiction pourrait être levée « pour des usages pédagogiques », ce qui est théoriquement impossible aujourd’hui.

Une interdiction qui pourra désormais s'appliquer aux professeurs

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