Smart city : des dangers d'un pur « concept commercial » aux promesses des territoires connectés

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Crédits : metamorworks/iStock
Loi
Guénaël Pépin

À la mode chez les élus, la smart city ferait le bonheur des entreprises vendant des solutions clés en main aux collectivités. Hier matin, France Stratégie, la Firip et la Caisse des dépôts ont présenté un guide pour sortir de ce carcan avec deux mots d'ordre : construire sa propre plateforme et fédérer.

Maintenant que le très haut débit se déploie en France, la « smart city » et les « smart territoires » sont les prochaines étapes annoncées du numérique en ville et en campagne. Hier matin, France Stratégie, la Caisse des dépôts et la Fédération des industriels des réseaux d'initiative publique (Firip) ont présenté un guide pour aider les collectivités à devenir « smart ». Sur 60 pages, il détaille la marche à suivre, des besoins de connecter chaque territoire à la protection des données personnelles.

Pour la Firip, lobby d'industriels des réseaux, la prochaine étape pour le pays et ses membres est bien la transformation des territoires en plateformes numériques. Une fois la fibre posée, il faut bien leur donner une utilité pour les collectivités, via des réseaux d'objets connectés et des plateformes de données publiques.

Si le guide promet monts et merveilles, le ton des discussions de la matinée était bien plus mesuré, voire négatif par moments. Certains acteurs, dont le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) et l'ex-député Luc Belot, préviennent d'une vision idéalisée des territoires connectés, portée par des mastodontes de l'informatique.

Un vrai effet de mode

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