Intel : la révolution attendra

Mais le roi a déjà été décapité 57
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Processeurs
David Legrand

Après plusieurs années à profiter de l'absence de concurrence, Intel fait face à de nouveaux défis. Retour d'AMD, montée en puissance de NVIDIA dans les serveurs, puces spécialisées chez les géants du Net... Si les revenus sont toujours au rendez-vous, il va falloir se bouger.

Officiellement, tout va bien. Malgré la démission de son PDG (attendue de longue date par certains), Intel vient d'annoncer de nouveaux résultats records et affiche un cours aux alentours de 50 dollars, en hausse de plus de 35 % sur un an. Certes, ce ne sont pas les 57,08 dollars du 1er juin dernier, mais c'est tout de même une belle performance.

Surtout dans un contexte concurrentiel assez fort. AMD est clairement de retour depuis l'année dernière du côté des CPU, et a décidé de frapper là où ça fait mal : les prix et l'image, notamment sur l'offre haut de gamme et les serveurs. Un secteur où Lisa Su nous a confirmé vouloir atteindre les 10 % de parts de marché... pour commencer.

Dans le même temps, NVIDIA gagne du terrain avec ses GPU et autres SoC dans de nombreux secteurs à forte croissance : serveurs, intelligence artificielle, robotique ou voiture autonome. On voit également de plus en plus de géants du secteur travailler sur leurs propres puces, que ce soit pour les appareils mobiles ou dans le domaine de l'IA.

Même Microsoft a commencé à (r)ouvrir la porte à des puces ARM de Qualcomm au sein de Windows 10 dans le cadre de l'initiative « Always connected PC ». Clairement, Intel n'est plus le leader incontournable qu'il était il y a encore quelques années. Ce, malgré cinq milliards de dollars d'investissement en R&D par trimestre.

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