Pour Orange, l'arrivée de l'ANSSI chez les opérateurs sera « une bonne chose »

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Crédits : Marco_Piunti/iStock
Securité
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le mardi 13 février 2018 à 16:21
Guénaël Pépin

La future Loi de programmation militaire se prépare à obliger les opérateurs à détecter des flux suspects pour le compte de l'ANSSI. Cette collaboration enthousiasme Orange Cyberdefense, qui y décèle un intérêt commercial certain.

Il y a quelques jours, le gouvernement a dévoilé son projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 (voir notre analyse). Par son biais, les opérateurs gagnent de nouvelles responsabilités. Ils doivent être en mesure de repérer toute activité suspecte via des « marqueurs » fournis par l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI).

Une fois une attaque détectée susceptible de frapper une autorité publique ou un opérateur d'infrastructure vitale (OIV), comme un grand hôpital ou un acteur du nucléaire, l'opérateur doit prévenir l'ANSSI. Charge à cette dernière d'agir en conséquence, voire d'installer ses propres sondes sur le réseau de l'opérateur, si elle le juge nécessaire. Le tout dans un temps limité, sous contrôle du régulateur des télécoms, l'Arcep.

Les plans gouvernementaux, pour la protection de ses infrastructures, accompagnent ceux d'Orange pour ses clients. En octobre, l'ANSSI nous déclarait vouloir travailler avec les opérateurs sur la détection (et le blocage) des cyberattaques. Le mois suivant, l'opérateur historique nous détaillait ses plans pour prévenir ses clients grand public qu'ils contribuent à des attaques (par exemple de déni de service) et nettoyer le trafic d'entreprises souscrivant à une option spécifique.

Malgré cette coïncidence, « les deux projets sont distincts » nous assure Michel Van Den Berghe, le patron d'Orange Cyberdefense, interrogé hier. Il revient avec nous sur les mesures prévues par la LPM et ce qu'elles signifient pour ses affaires.

Un nouveau flux de données pour l'opérateur historique

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