L'État veut mettre la gomme contre la désinformation en ligne

« On dit que c'est ton idée, d'accord ? » 147
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Crédits : RichVintage/iStock
Loi
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le lundi 05 février 2018 à 14:55
Guénaël Pépin

Françoise Nyssen promet un texte d'ici le printemps, dans le but de davantage responsabiliser les plateformes en ligne face aux « fakes news » - terme creux mais au marketing fédérateur - et les publicités qu'elles diffusent. Une proposition de loi devrait être portée par des députés LREM, avec pour conséquence de contourner le Conseil d'État.

La lutte contre la désinformation (« fake news ») passera bien par une loi. Dans un entretien au Journal du dimanche, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, a dessiné les contours des futures contraintes que le gouvernement espère poser sur Internet, pour lutter contre les fausses nouvelles.

Le projet n'est pas nouveau. Début janvier, Emmanuel Macron déclarait vouloir légiférer contre le phénomène. Pour l'exécutif, la loi sur la liberté de la presse de 1881 ne suffit pas. Les recours seraient trop lents à l'ère numérique, estime-t-il.

« Nous ne reviendrons pas sur la loi de 1881 qui les définit et en punit la diffusion. Mais la circulation de l'information s'est considérablement accélérée. Surtout, il est désormais facile d'acheter une audience considérable » lance Françoise Nyssen. Elle fait référence à la publicité pour de faux articles, que les réseaux sociaux sont accusés d'avoir vendues depuis 2016.

Cette « loi sur la confiance dans l'information », en préparation d'ici mars, est censée renforcer les obligations des plateformes, alors que plane toujours le spectre d'une régulation d'Internet par le CSA.

Des « référés judiciaires » pour prendre de court les fausses nouvelles

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