Lutte contre le cyberdjihadisme : pour Twitter, le tournant Charlie Hebdo

Oiseau bleu contre drapeau noir 28
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Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)
Loi
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le mercredi 24 janvier 2018 à 09:30
Marc Rees

Comment s’articule la lutte contre le cyberdjihadisme entre autorités publiques et acteurs privés ? Lors d’un atelier au Forum international contre la cybercriminalité à Lille, plusieurs d’entre eux ont évoqué la question, dont la directrice des affaires publiques de Twitter France, Audrey Herblin-Stoop, ou encore François-Xavier Masson, le chef de l’OCLCTIC. 

La question de la lutte contre le cyberdjihadisme s’est invitée lors d’un échange au FIC de Lille où intervenait la directrice des affaires publiques de Twitter France. Une présence rare, alors que le réseau social est régulièrement mis en cause chaque fois que les autorités dénoncent Internet et ses canaux de diffusions.

Avant son intervention, Laurence Bindner, qui fut directrice du développement du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), a remis en perspective la trame historique.

Les véhicules traditionnels ont d’abord été les K7 audio ou VHS, et même des feuillets passés de main en main. Ensuite, dans les années 2000, l’émergence des sites Web a pris le relais, et dans leur sillage, les forums en langue arabe puis anglaise, et même multilingues pour faciliter encore et toujours ces propagations.

C’est au moment de l’insurrection syrienne, et l’arrivée de jeunes venus d’Europe, que l’intérêt s’est concentré sur les plateformes comme Twitter ou Facebook. Désormais, néanmoins, suite à des nettoyages plus actifs sur les réseaux sociaux, ces messages se sont déportés sur les messageries comme Telegram. Un certain retour à la clandestinité, qui n’empêche pas des actions ponctuelles plus bruyantes.

Un double dilemme

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