E-sport : l'équipe française Vitality lève 2,5 millions d'euros et nous explique ses ambitions

Une première dans l'Hexagone 9
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Crédits : Edelman/OMEN by HP
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le mardi 06 février 2018 à 17:30
Kevin Hottot

C'est un dossier qui aura réclamé de longs mois avant d'être finalisé, mais Vitality est désormais le premier club e-sportif en France à avoir bouclé une levée de fonds à sept chiffres. Avec 2,5 millions d'euros en poche et le soutien de fonds comme Kima et Korelya, l'équipe compte passer à la vitesse supérieure, comme nous le confie son directeur général, Nicolas Maurer.

Dans le domaine de l'e-sport, l'argent devient roi. Que ce soit du côté des éditeurs de jeux ou des équipes professionnelles, nous assistons depuis plus d'un an à une forme de course à l'armement entre les différents acteurs du milieu. 

L'e-sport passe du free-to-play au pay-to-win

Chez les éditeurs, la grande tendance est à la mise en place de compétitions s'appuyant sur un système de franchises à l'américaine, où les équipes doivent acheter le droit de participer, moyennant parfois des sommes conséquentes.

Chez Blizzard, l'Overwatch League repose sur ce principe et l'éditeur n'a pas hésité à demander des montants excédant la dizaine de millions de dollars pour valider l'inscription de certaines équipes, basées dans des métropoles densément peuplées. Chez Riot Games, le tarif pour les nouveaux entrants en LCS était lui aussi compris dans une fourchette allant de 10 à 13 millions de dollars.

Devant ces sommes, les équipes américaines se sont adossées à de grands investisseurs issus du monde du sport pour faire face à cette explosion des coûts. Cloud9 a ainsi levé 25 millions de dollars en octobre dernier, notamment auprès de la WWE. Plus près de nous, Fnatic a récolté 7 millions de dollars en avril 2017 avec le soutien des propriétaires de l'AS Roma, un club de football italien actuellement qualifié en Ligue des Champions.

Pendant ce temps, les acteurs du sport européen, typiquement du football, n'hésitent pas à s'impliquer à divers degrés dans l'e-sport. En France, plusieurs clubs de Ligue 1 ont investi dans des équipes professionnelles sur FIFA, pendant que le PSG a tenté sa chance avec Webedia sur League of Legends. Sans grand succès.

Pour justifier son retrait de la scène LoL, l'équipe évoquait « un partage des revenus avec Riot Games très loin de compenser les coûts d'une structure aux ambitions européennes, notamment à cause de l'inflation galopante des salaires des joueurs, qui nous semble injustifiée au regard de l'évolution des audiences ces derniers mois ». 

Vitality : 2 millions et demi pour grandir

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