Algorithmes, intelligence artificielle : à la découverte de l'épais rapport de la CNIL

Petite lecture de début d'année ! 21
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Crédits : Zapp2Photo/iStock
Nouvelle Techno
Par
le jeudi 04 janvier 2018 à 09:00
Sébastien Gavois

Les algorithmes et l'intelligence artificielle occupent une place déjà importante dans notre vie, et cela va s'accentuer avec le temps. La CNIL s'est penchée sur le sujet et présente un état des lieux axé sur deux principes fondateurs – loyauté et vigilance – six recommandations et des dizaines de questions devant trouver des réponses.

En vertu de la loi pour une République numérique de 2016, la CNIL est chargée de mener une réflexion sur les enjeux éthiques et les questions de société soulevées par l’évolution des technologies numériques, notamment les algorithmes et l'intelligence artificielle, deux sujets étroitement liés. Dans un épais rapport, elle se demande ainsi « comment permettre à l’Homme de garder la main » face aux machines.

Depuis le début de l'année, 3 000 personnes ont participé à 45 manifestations (27 à Paris, 14 en province et 4 outre-Atlantique). Une concertation citoyenne s'est également déroulée à Montpellier mi-octobre. Celle-ci a fait l'objet d'une publication détaillée, mais elle ne regroupe les témoignages que de 37 personnes avec quasiment un quart de 18-34 ans, un quart de 35-49 ans, encore un quart de 50-64 ans et un dernier quart de plus de 65 ans.

Un « mythe » aux multiples facettes

En guise d'introduction, Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, rappelle que « l’intelligence artificielle est le grand mythe de notre temps ». À tour de rôle, les uns et les autres agitent le spectre d'une destruction massive d'emplois, « l'émergence apocalyptique d’une conscience robotique hostile », une Europe écrasée par la concurrence, ou au contraire l'arrivée d’un nouvel âge d’or où les tâches ingrates seraient déléguées à des machines.

Avec ce rapport, la CNIL souhaite lancer un débat afin de « garantir que l’intelligence artificielle augmente l’homme plutôt qu’elle ne le supplante ». Elle entend aussi participer à « l’élaboration d’un modèle français de gouvernance éthique de l’intelligence artificielle ». Tout un programme, détaillé dans un document de 80 pages que nous avons analysé.

Deux principes, six recommandations et toujours de nombreuses questions

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